Publié le 11 janvier 2026. La série télévisée « Model Taxi 3 » suscite l’intérêt en abordant des thèmes sensibles liés à un complot présumé de loi martiale, rappelant des événements récents et faisant écho à des controverses impliquant d’anciens responsables militaires.
- La série met en scène un complot visant à provoquer un incident frontalier pour justifier la déclaration de la loi martiale.
- Des parallèles sont établis entre les événements fictifs et l’affaire impliquant l’ancien commandant des services de renseignement, Noh Sang-won.
- L’audience de la série a dépassé les 13 % au niveau national lors du dernier épisode diffusé.
Le dernier épisode de « Model Taxi 3 », diffusé le 10 janvier, dépeint une tentative de manipulation de la situation sécuritaire pour instaurer la loi martiale. L’intrigue révèle un plan visant à envoyer des soldats sud-coréens dans la zone la plus septentrionale de la ligne de démarcation militaire, les sacrifier et attribuer la responsabilité à la Corée du Nord. Oh Won-sang, le personnage central de ce complot, interprété par l’acteur Kim Jong-soo, ambitionne de profiter de cette situation pour prendre le contrôle du pays.
L’équipe de « Rainbow Transportation », menée par Kim Do-gi (Lee Je-hoon), découvre l’implication d’Oh Won-sang et tente de déjouer ses plans. Une scène particulièrement frappante montre Ango-eun (Pyo Ye-jin) expliquant son parcours après avoir été renvoyée de l’armée pour harcèlement sexuel :
« Après avoir été renvoyée de l’armée de manière déshonorante en raison d’un incident de harcèlement sexuel, on me voit élever des poulets serpents dans la campagne. Je suis un civil (pas même un soldat). »
Ango-eun, personnage interprété par Pyo Ye-jin
À cela, Park Joo-im (Bae Yu-ram) réagit avec stupéfaction : « Des civils contrôlent l’armée ? »
La série établit un lien direct avec l’affaire Noh Sang-won, l’ancien commandant des services de renseignement reconnu coupable d’agression sexuelle et libéré de manière déshonorante en 2018. Noh Sang-won est accusé d’avoir fomenté une guerre civile en convoquant des officiers militaires dans un restaurant de hamburgers peu avant la tentative de déclaration de la loi martiale le 3 décembre 2024. Les créateurs de la série ont reproduit des détails visuels, comme le chapeau et le pull portés par le personnage d’Oh Won-sang, qui rappellent ceux que portait Noh Sang-won lors de son transfert au parquet le 24 décembre 2024. Le nom du personnage, Oh Won-sang, est également une allusion évidente à celui de Noh Sang-won.
Grâce à l’intervention de l’équipe Rainbow Transportation, le plan des forces favorables à la loi martiale est contrecarré. Au lieu de bombes, des feux d’artifice illuminent le ciel au-dessus de la zone démilitarisée. Kim Do-gi observe la scène et déclare :
« Ils ont dû le réaliser maintenant, n’est-ce pas ? Ce dont ils ont rêvé n’était pas un rêve mais une illusion. »
Kim Do-gi, personnage interprété par Lee Je-hoon
Jang Seong-cheol (Kim Eui-seong) ajoute, en contemplant les bâtons lumineux : « Ils nous ont sauvés. »
L’épisode 11 de « Model Taxi », diffusé le 26 décembre, contenait également une référence à l’ancien président Yoon Seok-yeol. Kim Do-gi, se rendant au bureau des crimes, a remarqué un cadre photo derrière le chef du bureau portant l’inscription : « Nous attraperons même l’ombre de la lune flottant sur le lac ». Cette phrase est une satire de l’analogie utilisée par l’ancien président Yoon lors de son procès en destitution devant la Cour constitutionnelle en février 2023, où il avait déclaré : « J’ai l’impression de courir après quelque chose comme l’ombre de la lune flottant sur un lac », pour nier les accusations de rébellion.
Selon Nielsen Korea, l’audience du dernier épisode de « Model Taxi 3 » a atteint 13,3 % au niveau national, avec un pic à 16,6 %. Parallèlement, une audience de décision concernant l’ancien président Yoon, l’ancien ministre de la Défense nationale Kim Yong-hyun et l’ancien commandant Roh a été reportée au 13 janvier en raison des tactiques dilatoires employées par les avocats de la défense.
Le journaliste Song Kyung-hwa [email protected]