Un désaccord inattendu entre le Montpellier Rugby Club et la métropole a entraîné le déplacement d’un match de gala opposant les All Blacks XV à l’Uruguay. Le président du club, Mohed Altrad, dénonce une clause contractuelle jugée inédite et dénonciatrice.
Le GGL Stadium de Montpellier ne pourra finalement pas accueillir la rencontre entre les All Blacks XV et l’équipe nationale uruguayenne. La métropole, propriétaire du stade, a exigé que le club assume l’entière responsabilité de l’état de la pelouse et prenne en charge les éventuels frais de réparation, une condition que Mohed Altrad considère comme sans précédent.
« Pourquoi en serait-il ainsi alors que le club paie déjà pour cette pelouse, et que les matchs du Top 14 comme ceux de coupe d’Europe, s’y déroulent sans qu’il soit question de cette clause ? » s’interroge le président du MHR dans une lettre rendue publique.
Mohed Altrad va plus loin, remettant en question les motivations de la métropole : « Cette clause servirait-elle à faire payer au club la réfection d’une pelouse que la métropole, propriétaire du stade, est censée lui remettre en bon état ? Servirait-elle à donner à la métropole comme argument, si la pelouse venait à ne pas tenir cet hiver : C’est à cause du match des All Blacks ? Ou n’a-t-elle pour objet que d’importuner le club, et l’empêcher d’accueillir les All Blacks ? »
En conséquence, le match a été délocalisé à Béziers. Le président Altrad affirme que la métropole « ne fait rien pour nous aider, au contraire ». Ces tensions entre le club et les autorités locales ne sont pas nouvelles. Mohed Altrad avait déjà exprimé sa volonté de quitter le GGL Stadium et de jouer à Béziers.
Le Montpellier Rugby Club milite depuis plus d’un an pour une amélioration des infrastructures du complexe Yves-du-Manoir, notamment de sa pelouse. « Nous savons tous que la pelouse est en piteux état ; et un match de plus ou de moins n’y changera rien », a-t-il déclaré. Le club souhaite également acquérir le stade, une demande systématiquement refusée par la mairie. « Si nous voulons gagner plus de titres et briser notre plafond de verre, nous devons rendre nos infrastructures plus professionnelles », avait-il souligné dans les colonnes de Midi Libre.
