Home Santé« Mon corps me torture » : Susanne souffre d’insomnie – puis elle passe à l’action

« Mon corps me torture » : Susanne souffre d’insomnie – puis elle passe à l’action

by Sophie Martin

Plus d’un tiers des Allemands souffrent d’insomnie chronique, un problème qui affecte la santé et le bien-être de millions de personnes. Un récent reportage de ZDF explore les difficultés de trois individus et les différentes approches qu’ils adoptent pour retrouver un sommeil réparateur.

Susanne, 58 ans, a vu ses habitudes de sommeil bouleversées après un diagnostic de cancer du sein et une ménopause précoce induite par un traitement. Malgré des tentatives répétées, les remèdes traditionnels et même les « pierres de sommeil » n’ont pas apporté de soulagement. Elle confie : « Chaque jour, il y a beaucoup d’anxiété parce qu’on ne sait pas quand on va dormir. Cela te hante toujours, tous les jours. »

Waldemar, 36 ans, est confronté à des troubles du sommeil depuis dix ans. Il décrit une sensation de « brume dans la tête » qui affecte sa concentration et ses performances quotidiennes. Ses nuits sont souvent agitées, hantées par des pensées incessantes et des inquiétudes. Il travaille comme coach sportif et acheteur pour un grossiste automobile, tout en suivant une formation de nutritionniste, et reconnaît qu’il est impératif de trouver une solution.

Katharina, 28 ans, infirmière, est confrontée à un défi particulier : travailler en horaires décalés. Les changements constants de poste perturbent son rythme biologique et rendent le sommeil difficile. Bien qu’elle apprécie son métier, elle cherche des moyens de concilier sa passion avec la nécessité d’un repos suffisant.

Le reportage suit les tentatives de ces trois personnes pour surmonter leurs problèmes de sommeil. Susanne a fait appel à un coach du sommeil qui lui a conseillé de ne pas lutter contre l’insomnie, mais plutôt d’accepter de se coucher plus tard si elle ne se sent pas fatiguée. « Si à l’avenir vous remarquez que j’ai du mal à m’endormir à dix heures, nous devrons simplement augmenter la pression du sommeil sur vous. Cela signifie : vous vous coucherez plus tard », explique le coach.

Elle a également commencé à tenir un journal de sommeil pour identifier les facteurs qui influencent la qualité de son repos. « J’ai aimé ce conseil : écoutez votre corps, quand suis-je vraiment fatiguée ? » a-t-elle déclaré, soulignant un changement positif dans son attitude envers le sommeil.

Waldemar, quant à lui, a participé à une étude dans un laboratoire du sommeil à Cologne. Les médecins ont découvert qu’il souffrait de ronflements et de troubles respiratoires modérés pendant son sommeil. Ils lui ont recommandé l’utilisation d’un masque respiratoire ou d’une gouttière dentaire.

Katharina a exploré la méditation comme moyen de se détendre et de favoriser l’endormissement. L’entraîneur lui a enseigné des techniques de respiration : « Pendant que vous inspirez et expirez naturellement, vous dites maintenant la phrase suivante : Inspirez, j’inspire. Expirez et laissez faire. » Elle a ressenti un effet apaisant immédiat : « En fait, j’ai l’impression d’avoir la tête vide. J’étais en fait capable de m’éteindre assez bien maintenant. »

Le documentaire, intitulé « 37° : Insomnies – Quand la nuit devient l’ennemie », sera diffusé le 13 janvier à 22h15 sur ZDF et est déjà disponible sur la plateforme de médias ZDFmediathek.

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