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Monde: La Russie n’arrive pas à retrouver son siège social au Conseil de …

by Clara Dubois

Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont annoncé conjointement la fin de leur participation au programme mondial de partage de données financières, connu sous le nom de Financial Action Task Force (FATF), après des désaccords sur les critères d’évaluation et les sanctions imposées à certains pays. Cette décision, sans précédent, pourrait affaiblir la lutte internationale contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Les trois pays ont officiellement notifié leur retrait au FATF le 24 septembre 2024, invoquant un manque de transparence et d’équité dans les processus d’évaluation. Ils estiment que les critères utilisés pour évaluer la conformité des États sont subjectifs et politisés, et que les sanctions imposées ne sont pas toujours proportionnées. Selon des sources gouvernementales, le point de rupture a été atteint suite à des désaccords concernant l’évaluation de plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Créé en 1989, le FATF est un organisme intergouvernemental chargé d’élaborer des normes internationales pour lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Il publie régulièrement des listes de pays considérés comme non coopératifs, ce qui peut entraîner des sanctions économiques et financières.

Le retrait du Royaume-Uni, du Canada et de l’Australie représente un coup dur pour le FATF, car ces pays sont des membres fondateurs et des contributeurs financiers importants. « Nous avons exprimé nos préoccupations concernant le manque de réformes structurelles au sein du FATF et l’absence de progrès significatifs en matière de transparence », a déclaré un haut fonctionnaire canadien, sous couvert d’anonymat. « Nous ne pouvons plus soutenir une organisation qui, selon nous, ne remplit pas sa mission de manière efficace et équitable. »

À ce stade, les conséquences de ce retrait sur la lutte internationale contre la criminalité financière restent incertaines. Certains experts craignent que cela n’encourage d’autres pays à remettre en question l’autorité du FATF et à adopter des normes moins strictes. D’autres soulignent que le FATF dispose encore du soutien de nombreux autres pays et qu’il continuera à jouer un rôle important dans la coordination des efforts internationaux.

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si d’autres pays suivront l’exemple du Royaume-Uni, du Canada et de l’Australie. Le FATF devrait tenir une réunion d’urgence en octobre 2024 pour discuter de la situation et envisager des mesures pour atténuer l’impact de ces départs.

Chiffres clés

  • Année de création du FATF : 1989
  • Date de notification du retrait : 24 septembre 2024

À retenir

  • Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont annoncé leur retrait du FATF.
  • Ils invoquent un manque de transparence et d’équité dans les processus d’évaluation.
  • Ce retrait pourrait affaiblir la lutte internationale contre la criminalité financière.

Contexte

Le FATF a été créé en réponse à la nécessité de coordonner les efforts internationaux pour lutter contre le blanchiment d’argent, une pratique qui facilite les activités criminelles telles que le trafic de drogue, la corruption et le financement du terrorisme. Au fil des ans, le FATF a élargi son mandat pour inclure la lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Ce qui change

Le retrait des trois pays pourrait entraîner une diminution de l’influence du FATF et une remise en question de ses normes. Cela pourrait également rendre plus difficile la coopération internationale en matière d’échange d’informations financières et de sanctions contre les pays non coopératifs.

Prochaines étapes

Une réunion d’urgence du FATF est prévue en octobre 2024. Il faudra surveiller de près les réactions des autres pays membres et les éventuelles mesures prises par le FATF pour faire face à cette situation.

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