Publié le 11 janvier 2026 à 03:54:00. Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes en Syrie, ciblant des positions de l’État islamique (EI) en représailles à une attaque meurtrière contre des soldats américains à Palmyre en décembre dernier. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’opération Hawkeye Strike, lancée en réponse à une escalade des tensions dans la région.
- L’armée américaine a attaqué plusieurs cibles en Syrie, en réponse à l’attaque de Palmyre qui a coûté la vie à deux soldats américains et à un interprète.
- L’opération Hawkeye Strike, lancée le mois dernier, vise à déstabiliser les capacités de l’EI en Syrie.
- Donald Trump avait auparavant menacé de « représailles très graves » suite à l’attaque de Palmyre.
Les États-Unis ont riposté à l’attaque du groupe terroriste État islamique (EI) qui a tué deux militaires américains et un interprète à Palmyre en décembre dernier. Le commandement régional américain Centcom a annoncé avoir mené des frappes contre des positions de l’EI en Syrie, qualifiant ces actions de « réponse directe » à l’attaque meurtrière. Une vidéo diffusée par Centcom montre des images aériennes d’explosions dans des zones rurales syriennes.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a réagi à l’annonce sur les réseaux sociaux, déclarant :
« Nous n’oublierons jamais et ne céderons jamais. »
Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense
L’attaque de Palmyre, survenue en décembre, avait déjà provoqué une réaction américaine avec plusieurs frappes sur plus de 70 cibles de l’EI en Syrie. Ces opérations avaient impliqué l’utilisation d’avions de combat, d’hélicoptères d’attaque et d’artillerie. Donald Trump avait alors promis des « représailles très graves », qualifiant l’attaque de l’EI de menace directe contre les États-Unis et la Syrie dans une zone instable du pays, non contrôlée par le gouvernement syrien.
Le président syrien par intérim, Ahmed al-Scharaa, avait adressé une lettre de condoléances à Donald Trump, exprimant la « solidarité de son pays avec les familles des victimes ». Cette correspondance intervient après la reprise des relations diplomatiques entre la Syrie et les États-Unis, et la réception d’al-Scharaa aux États-Unis en novembre dernier.
L’attaque contre les soldats américains à Palmyre représente le premier incident de ce type depuis l’automne 2024, lorsque la milice islamiste HTS et ses alliés avaient mené des attaques contre les forces gouvernementales syriennes.
