L’assurance de la diva de Charlemagne sur scène a dissipé les doutes les plus persistants. Pour son deuxième concert parisien, Céline Dion a offert une prestation empreinte d’aplomb et de plaisir, prouvant qu’elle est prête à enchaîner ses 26 spectacles prévus. La chanteuse s’est produite devant 35 000 personnes rassemblées dans la capitale française, un parterre qui comptait des personnalités de premier plan telles que Rihanna, Jean Paul Gaultier, Kim Kardashian, Monica Bellucci et Marion Cotillard.
Céline Dion
La veille de cette deuxième représentation, Le Parisien titrait : « Pourquoi le deuxième concert de Céline Dion est encore plus risqué que le premier ». Selon des experts interviewés par le journal français, « la vraie première » de Céline était mercredi. « La deuxième date, c’est presque la vraie première, et c’est souvent plus difficile. Là, tu rentres dans le dur », exposait dans l’article Richard Walter, qui y est cité comme coproducteur des premiers concerts de Céline à l’Olympia en 1994.
Robert Charlebois
Si la deuxième soirée s’est déroulée de manière plus fluide avec une montée sur scène à 20 h 35, soit 15 minutes plus tôt qu’au premier spectacle, la première date continuait de faire parler. L’origine des 48 minutes de retard enregistrées lors de ce premier concert a été levée par Robert Charlebois. Invité sur le plateau de l’émission française C à vous, Robert Charlebois a affirmé que c’est le retard de l’ancienne première dame des États-Unis Michelle Obama qui a entraîné celui de la diva de Charlemagne lors de la première de samedi dernier.
Le chanteur québécois raconte qu’il était assis dans la salle avec la famille de Céline Dion, qui s’inquiétait de la voir aussi en retard — une chose qui ne lui ressemble pas du tout, ce à quoi il a blagué : « Ça ressemble plus à Madonna ». C’est Oprah Winfrey, assise avec eux, qui a expliqué le retard de Céline : elle attendait Michelle Obama. « C’est à cause de Michelle Obama, ils attendaient Michelle Obama. Ce sont les paroles d’Oprah », a précisé le chanteur, soulignant que la célèbre animatrice portait un masque ce soir-là en raison d’une toux.
Une prestation vocale et scénique redessinée pour plus d’aisance
Scott Price
Sur la scène de la Plénitude Arena, l’interprète a ajusté sa partition émotionnelle et visuelle. Contrairement au premier concert où les larmes l’avaient submergée dès le premier titre sur On ne change pas, Céline a même enchaîné directement avec Destin. Quand on a vu son directeur musical, Scott Price, lui lancer un « yeah » avant l’escalade vocale précédant le solo, on a eu l’impression de voir un capitaine se féliciter d’avoir déjà atteint sa vitesse de croisière. Moins fragile et plus princière, la chanteuse a même modifié ses tenues, substituant l’une des robes vues lors de la première — celle portée à partir de son nouvel extrait Dansons, qui n’était plus à paillettes, mais courte avec une traîne, portée sous une superbe veste, elle aussi de couleur noire.
L’acoustique faisait mouche : la batterie bien pesante pendant The Power of Love, la basse bien haletante pendant le medley avec I Feel Love de Donna Summer et les voix des choristes et de la chorale gospel bien ferventes pendant Love Can Move Mountains.
Un final transformé en rappel salvateur
Titre de l’acte final
L’équipe artistique a procédé à un remaniement structurel du spectacle qui a fluidifié la fin de la représentation. Après avoir joué l’air d’opéra Ebben? Ne andrò lontana, son violoniste lui a remis un bouquet de roses et la diva a dit au revoir à la foule. Le dernier acte est ainsi devenu un rappel avec All By Myself, Pour que tu m’aimes encore, S’il suffisait d’aimer et quelques phrases a capella de Des milliers de baisers. C’était un changement salvateur au spectacle qui s’était terminé samedi de façon décousue.

Au terme de cette deuxième représentation, la promesse formulée par l’artiste de remonter sur scène continue de porter les 26 rendez-vous parisiens de sa série de concerts.