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My Bloody Valentine review – shoegaze pioneers find prettiness in pulverising noise | My Bloody Valentine

Les pionniers du shoegaze, My Bloody Valentine, ont prouvé une fois de plus qu'ils sont capables de transformer un concert en une expérience physique et sonore extrême, lors de leur passage à l'OVO Arena de Londres le 25…

My Bloody Valentine review – shoegaze pioneers find prettiness in pulverising noise | My Bloody Valentine

Les pionniers du shoegaze, My Bloody Valentine, ont prouvé une fois de plus qu’ils sont capables de transformer un concert en une expérience physique et sonore extrême, lors de leur passage à l’OVO Arena de Londres le 25 novembre. Un spectacle rare, le premier en sept ans, qui a rappelé pourquoi le groupe irlandais-anglais a marqué l’histoire de la musique alternative.

Dès l’entrée, les spectateurs reçoivent des bouchons d’oreille, une indication claire de l’intensité sonore à laquelle ils vont être confrontés. Mais réduire le volume, ce serait diminuer l’impact de My Bloody Valentine, dont le concert est une expérience multi-sensorielle où chaque coup de grosse caisse résonne comme un battement de cœur et où l’on peut ressentir sa cage thoracique vibrer sous les basses fréquences. Lors de la dernière partie du concert, le bruit devient si puissant qu’il donne l’impression d’être pris dans une tempête.

Bien que crédités de l’invention du shoegaze, ce genre éthéré et saturé d’effets redécouvert par la génération TikTok, My Bloody Valentine a parfois semblé plus proche des expérimentations bruitistes d’Einstürzende Neubaten que des groupes plus mélodiques qui ont suivi leurs traces. Pourtant, au cœur de ce maelström sonore, une beauté indéniable subsiste, portée par la voix douce de Bilinda Butcher, co-vocaliste et guitariste, et les mélodies délicates qui parviennent à se distinguer des murs de son criards de Kevin Shields, l’autre guitariste et chanteur.

Cette architecture sonore complexe est soutenue par une section rythmique solide, composée de Debbie Googe à la basse et de Colm Ó Cíosóig à la batterie, dont l’énergie inépuisable est essentielle à l’expérience.

Le concert, d’une durée de près de deux heures, retrace l’évolution du groupe vers une forme de sculpture sonore. Kevin Shields a dédié le morceau emblématique de 1990, Soon – qui a propulsé le beat indie-dance vers de nouveaux horizons – à Mani, le bassiste décédé de The Stone Roses. « Il adorait cette chanson », a-t-il déclaré. Malheureusement, une panne de courant est survenue pendant l’exécution du morceau, nécessitant une seconde tentative, également interrompue par un problème technique. Malgré cet incident, l’élan du concert n’a pas été entamé.

Le point culminant du spectacle a été la section centrale de plusieurs minutes de bruit pur pendant le morceau You Made Me Realise, une expérience sonore qui a approché le groupe des limites de l’apocalypse musicale. My Bloody Valentine se produira également à l’OVO Hydro de Glasgow le 27 novembre.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.