Publié le 12 novembre 2025. Le diabète, une maladie silencieuse qui touche plus de 1,8 million de Chiliens, nécessite une prise de conscience accrue et une action rapide pour prévenir les complications graves et améliorer la qualité de vie des patients.
- Plus de 1,8 million d’adultes chiliens vivent avec le diabète, et une proportion significative d’entre eux ignorent leur état.
- Le diagnostic tardif augmente considérablement le risque de complications affectant le cœur, les reins et la vue.
- De nombreux mythes et idées fausses persistent concernant le diabète, entravant son contrôle efficace.
Au Chili, le diabète est devenu un véritable problème de santé publique. Selon la Fédération internationale du diabète (FID), environ 12,2 % de la population adulte est atteinte de cette maladie, souvent asymptomatique pendant de longues périodes. Cette absence de symptômes précoces rend le diagnostic difficile et retarde la mise en place d’un traitement adapté.
Le Dr Jennifer Guerrero, endocrinologue à San José Interclínica, souligne l’importance d’une détection précoce :
« Le diabète non diagnostiqué et non traité constitue un risque caché qui s’installe sans symptômes visibles, affectant les organes vitaux et augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, rénales et oculaires. »
Dr Jennifer Guerrero, endocrinologue à San José Interclínica
L’un des mythes les plus courants est de penser que l’absence de symptômes équivaut à une bonne santé. Le Dr Guerrero explique :
« Le diabète de type 2 peut évoluer pendant des années sans signes visibles, et lorsque des symptômes tels que fatigue, perte de poids, mictions fréquentes, vision floue ou soif excessive apparaissent enfin, les dommages causés à l’organisme peuvent déjà être importants. »
Dr Jennifer Guerrero, endocrinologue à San José Interclínica
Contrairement à une idée reçue, le diabète ne se limite pas aux personnes consommant de grandes quantités de sucre. Plusieurs facteurs entrent en jeu, notamment la génétique, le surpoids, l’âge et le manque d’activité physique. De plus, les médicaments et l’insuline ne remplacent pas une alimentation saine, mais la complètent pour maintenir une glycémie stable. L’endocrinologue précise qu’il existe également d’autres traitements pharmacologiques efficaces à moyen et long terme.
L’insuline, souvent entourée de préjugés, ne crée en aucun cas de dépendance, selon le Dr Priscila Cepeda, spécialiste en médecine interne de Tarapacá Interclínica :
« En aucun cas elle ne crée de dépendance : c’est une hormone essentielle dont l’organisme a besoin pour fonctionner. Dans de nombreux cas, son utilisation opportune évite les complications et améliore la qualité de vie. »
Dr Priscila Cepeda, spécialiste en médecine interne de Tarapacá Interclínica
Cette crainte infondée peut retarder le début du traitement et mettre en danger la santé des patients.
En matière de nutrition, il est également important de déconstruire certaines croyances erronées. Manger sainement ne signifie pas nécessairement se priver ou suivre des régimes restrictifs. Il s’agit plutôt d’apprendre à équilibrer son alimentation, à privilégier les fruits et légumes, à réduire les aliments ultra-transformés et à pratiquer une activité physique régulière. Ce sont ces petits changements durables qui font la différence, insiste le Dr Cepeda.
La gestion du diabète ne doit pas être perçue comme une série de sacrifices, mais comme un engagement constant envers sa propre santé. Maintenir un poids adéquat, adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et consulter régulièrement un médecin sont des mesures essentielles pour prévenir et gérer la maladie.
Un diagnostic précoce est crucial pour éviter des dommages irréversibles aux organes vitaux. Il est recommandé de se faire dépister régulièrement, surtout après 40 ans ou en cas d’antécédents familiaux. L’éducation et l’accès à une information claire et accessible sont également primordiaux pour permettre aux patients de prendre des décisions éclairées et de briser les préjugés. Les spécialistes d’Interclínica encouragent les patients à ne pas hésiter à poser des questions à leur médecin et à suivre leurs examens de contrôle.