Publié le 24 septembre 2025 07:00:00. Une étude allemande suggère que la détérioration de la fonction nerveuse chez les personnes atteintes de diabète de type 2 bien contrôlé serait principalement liée au vieillissement naturel, et non aux complications métaboliques de la maladie.
- Chez les patients nouvellement diagnostiqués, une fonction nerveuse initialement moins bonne tend à évoluer au même rythme que chez les personnes non diabétiques sur une période de cinq ans.
- Le déclin de la fonction nerveuse observé sur une période de 5 à 10 ans correspond largement à ce qui serait attendu en raison de l’âge seul.
Les résultats de cette recherche, menée par une équipe allemande, remettent en question l’idée que le diabète de type 2, lorsqu’il est bien maîtrisé (avec un taux d’HbA1c inférieur à 7 %), accélère significativement la détérioration nerveuse. L’étude suggère que le vieillissement physiologique joue un rôle prépondérant dans ce processus.
L’analyse a comparé des patients atteints de diabète de type 2 récemment diagnostiqué (moins d’un an) à un groupe témoin d’âge et de sexe similaires. Il a été constaté que les patients diabétiques présentaient initialement une fonction nerveuse moins performante, notamment en termes de vitesse de conduction nerveuse motrice et de perception des vibrations. Cependant, sur une période de cinq ans, ces paramètres ont évolué de manière comparable dans les deux groupes. Seul le groupe témoin a montré une légère augmentation du score d’incapacité neuropathique.
Une autre cohorte, composée de 141 participants, a confirmé ces observations. Le déclin de la fonction nerveuse sur une période de 5 à 10 ans correspondait en grande partie à ce qui serait attendu en raison du vieillissement seul. Ces résultats suggèrent que, dans le cas d’un diabète bien contrôlé, les troubles métaboliques ne sont pas le principal moteur de la détérioration nerveuse.
Ces découvertes pourraient avoir des implications importantes pour la prise en charge des patients diabétiques, en mettant l’accent sur la prévention et la gestion des effets liés à l’âge plutôt que sur la seule lutte contre les complications métaboliques.
Pour plus d’informations sur cette étude, vous pouvez consulter l’article original : 10.1212/WNL.0000000000213780.
Strom A et al. Neurology 2025 ; 104 : e2133780
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