La cérémonie se déroule à Ground Zero en l’absence de Donald Trump, tandis que le président américain assiste à une commémoration au Pentagone et que le nouveau maire Zohran Mamdani participe aux hommages.
Les commémorations du vingt-cinquième anniversaire des attentats se tiennent ce vendredi dans un quartier sud de Manhattan bouclé et placé sous forte surveillance policière, selon les informations rapportées sur place. Les proches des victimes entament la lecture de la longue liste des noms à 8h40 heure locale, tandis qu’une cloche sonnera à sept reprises pour marquer les moments clés de la journée du 11 septembre 2001.
Une cérémonie sous haute sécurité à Ground Zero sans Donald Trump
Le président américain a choisi d’assister à une autre cérémonie officielle au Pentagone, le quartier général du ministère de la Défense qui avait également été visé par un avion détourné par des pirates de l’air de l’organisation jihadiste Al-Qaïda. Vance représente l’exécutif fédéral aux côtés de quatre anciens chefs d’État américains : Joe Biden, Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush, qui dirigeait le pays lors des attaques de 2001.
L’événement marque un quart de siècle depuis les attaques qui ont coûté la vie à 2.977 personnes aux États-Unis. Du côté d’Al-Qaïda, le groupe a marqué l’anniversaire en diffusant des images d’Oussama ben Laden et de son fils Hamza, tué en 2019 lors d’une opération américaine selon Donald Trump.
La présence de Zohran Mamdani et les tensions politiques à New York
La commémoration se distingue par la présence du premier maire musulman de l’histoire de la ville, Zohran Mamdani, âgé de 34 ans et issu de la gauche du Parti démocrate. Sa participation suste de vives réactions dans certains cercles conservateurs. Rudy Giuliani, maire de New York au moment des attentats et ancien avocat de Donald Trump, s’est déclaré offensé par la présence du jeune élu à Ground Zero. Une pétition ayant recueilli plus de 100.000 signatures critique également ses positions passées et son engagement militant.
Le politologue Lincoln Mitchell rappelle l’évolution sociopolitique de la métropole depuis deux décennies et demie. Il y avait bien sûr déjà une population musulmane à New York, mais elle était moins importante et n’avait pratiquement aucun poids politique. Depuis, la situation a considérablement changé, dans la ville comme au niveau national
, observe-t-il au sujet de cette mutation institutionnelle et démographique.
La publication de documents sur la toxicité de l’air après le drame
Quelques jours avant cet anniversaire, Zohran Mamdani a rendu publique une documentation massive concernant la toxicité de l’air autour du World Trade Center après les effondrements. En plus des décès enregistrés le jour même, plus de 9.400 personnes ont perdu la vie des suites de maladies attribuées à leur exposition aux fumées toxiques, d’après les chiffres du programme fédéral de suivi médical.
Des gens sont tombés malades parce que les dirigeants auxquels ils faisaient confiance leur ont menti en leur affirmant qu’ils pouvaient respirer sans danger un air toxique
, a affirmé le maire, pointant de potentielles responsabilités visant des personnalités comme Rudy Giuliani ou Michael Bloomberg, maire à partir de novembre 2001.
Transmettre la mémoire à une génération née après 2001
Vingt-cinq ans après les faits, la question de la transmission historique s’impose aux institutions muséales. Environ cent millions d’Américains n’étaient pas nés ou étaient trop jeunes pour garder un souvenir direct du drame, selon Beth Hillman, présidente du Musée-Mémorial du 11-Septembre. L’établissement privilégie désormais des programmes pédagogiques et des témoins formés pour s’adresser aux jeunes visiteurs découvrant l’histoire par le biais de l’école ou de leurs parents.
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