Publié le 17 octobre 2025 à 00h01. Le président vénézuélien Nicolás Maduro accuse les États-Unis d’orchestrer un complot visant à le renverser, après que Donald Trump a confirmé avoir autorisé des opérations secrètes de la CIA en territoire vénézuélien.
- Le président Maduro affirme que l’administration Trump a donné l’ordre à la CIA de « mettre fin » au Venezuela.
- Washington justifie ces opérations secrètes par la lutte contre le trafic de drogue et la nécessité de démanteler des réseaux criminels.
- Caracas a porté plainte auprès de l’ONU, dénonçant une menace à sa souveraineté et demandant une enquête sur les actions américaines.
La tension entre Caracas et Washington s’est considérablement accrue ces dernières semaines, suite à la confirmation par l’ancien président américain Donald Trump de l’autorisation donnée à la CIA pour mener des opérations secrètes au Venezuela. Selon M. Trump, cette décision fait suite à des accusations selon lesquelles le gouvernement vénézuélien aurait « vidé ses prisons » en envoyant des détenus aux États-Unis et serait impliqué dans le trafic de drogue. Des allégations fermement rejetées par le gouvernement Maduro.
Lors d’un congrès national des cuisiniers, retransmis par la chaîne nationale VTV, Nicolás Maduro a dénoncé une politique interventionniste sans précédent.
« Le gouvernement des États-Unis décide d’envoyer la CIA au Venezuela. Jamais aucun gouvernement précédent, depuis que la CIA existe, n’a déclaré publiquement qu’il ordonnait à la CIA de tuer, renverser et détruire des pays. »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Il a également affirmé que les États-Unis cherchaient à semer la peur et la division au sein de la population vénézuélienne.
Le gouvernement vénézuélien considère ces actions comme une menace directe à sa souveraineté et a déposé une plainte auprès des Nations unies. Caracas demande au Conseil de sécurité d’enquêter sur les opérations américaines et de déterminer leur caractère illégal. Selon le gouvernement vénézuélien, ces actions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à provoquer un changement de régime.
Le New York Times a révélé que l’administration Trump avait autorisé la CIA à mener des opérations potentiellement meurtrières au Venezuela et dans les eaux caribéennes, dans le but de déstabiliser le gouvernement Maduro. Des responsables américains cités par le journal indiquent que l’agence pourrait prendre des mesures secrètes contre Maduro ou son entourage, soit de manière unilatérale, soit dans le cadre d’une opération militaire plus vaste.
Les États-Unis maintiennent une présence militaire importante dans la région, avec environ 10 000 soldats déployés, principalement à Porto Rico, ainsi qu’un contingent de Marines à bord de navires d’assaut amphibies. Huit navires de guerre et un sous-marin sont également présents dans les Caraïbes. Depuis le milieu du mois d’août, Washington a attaqué au moins cinq navires soupçonnés de transporter de la drogue au large des côtes vénézuéliennes, des opérations qui auraient fait environ 27 victimes.
Selon des sources proches des milieux politiques américains, la stratégie concernant le Venezuela serait actuellement dirigée par Marco Rubio et le directeur de la CIA, John Ratcliffe. Des responsables, sous couvert d’anonymat, ont affirmé que l’objectif ultime est d’écarter Maduro du pouvoir.
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