Publié le 31 décembre 2025 17h38. Le président vénézuélien Nicolás Maduro dénonce une campagne de « fausses nouvelles » orchestrée par les États-Unis, alors que Washington maintient une présence militaire accrue dans les Caraïbes, justifiée par la lutte contre le trafic de drogue.
- Le président Maduro accuse les États-Unis de diffuser de fausses informations sur le Venezuela.
- Washington maintient un déploiement militaire dans la région sous prétexte de lutte contre le narcotrafic.
- Des tensions sont vives après des déclarations du président Trump concernant une opération militaire sur le territoire vénézuélien.
Nicolás Maduro a fermement dénoncé ce mardi 30 décembre une campagne de désinformation menée par les États-Unis à l’encontre de son pays. Il affirme que Washington diffuse des « fausses nouvelles » pour justifier sa présence militaire croissante dans les Caraïbes. Selon les autorités américaines, ce déploiement vise à contrer le trafic de drogue en provenance du Venezuela.
S’adressant à l’inauguration de l’École internationale de leadership des femmes, diffusée sur la chaîne d’État VTV, le président vénézuélien a lancé un appel aux citoyens pour contrer cette désinformation :
« Tout ce qu’ils disent est un mensonge, donc vous, sur les réseaux, les femmes, en espagnol, en anglais, en wayúu, vous pouvez briser le veto et la censure dont disposent actuellement les médias des États-Unis sur la vérité sur le Venezuela. »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Maduro a également affirmé que les Forces armées nationales bolivariennes (FANB) ont détruit lundi neuf avions soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de drogue dans l’État d’Amazonas, une région frontalière du Brésil et de la Colombie. Il a souligné la vigilance et l’efficacité des forces armées :
« Qui a fait cela ? Les FANB, vigilantes et sinistres, portent leurs bottes de campagne permanentes, donc le Venezuela est très bien soigné et protégé, par ses FANB et par la plus grande force dont dispose le Venezuela, les femmes qui sont responsabilisées, mobilisées, activées, 24 heures sur 24 toujours. »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino López, a également mis en garde contre les tentatives d’ingérence étrangère, soulignant la détermination des forces armées à défendre la souveraineté du pays :
« Ils n’auront de cesse d’essayer de nous diviser, de nous diviser, de nous diviser, de nous segmenter, ce qui est pratiquement impossible. »
Vladimir Padrino López, ministre vénézuélien de la Défense
La situation est exacerbée par les tensions croissantes entre Caracas et Washington. Depuis août dernier, les États-Unis maintiennent un déploiement aéronaval dans les Caraïbes, près des eaux vénézuéliennes, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue. Le Venezuela y voit une menace et une tentative de déstabilisation.
Ces dernières semaines, les tensions se sont accrues suite à l’annonce par le président Trump d’un blocus pétrolier visant le Venezuela, ainsi qu’à la saisie de navires transportant du pétrole brut vénézuélien. Le 26 décembre, Donald Trump a fait des déclarations troublantes concernant une opération militaire sur le territoire vénézuélien. Il a affirmé avoir ordonné la destruction d’une installation utilisée pour l’expédition de drogue :
« Il y a deux nuits, nous l’avons détruit. Nous leur avons donc porté un coup très dur. »
Donald Trump, président des États-Unis
Ces propos, qui semblent faire référence au groupe criminel Tren de Aragua, ont suscité des interrogations quant à la portée de l’intervention américaine. Selon des informations rapportées par CNN, l’attaque aurait été menée par la CIA à l’aide d’un drone, ciblant un port vide sur le territoire vénézuélien. Le New York Times a corroboré cette information, précisant que l’opération visait un quai utilisé par Tren de Aragua pour stocker des stupéfiants.
Pour l’heure, ni le Pentagone, ni la Maison Blanche, ni le gouvernement vénézuélien n’ont officiellement commenté cette attaque. Au Venezuela, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux liant l’incident à un incendie survenu dans l’usine chimique Primazol, mais l’entreprise a démenti tout lien, attribuant l’incendie à un accident électrique.
*Avec informations de l’EFE
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