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«Nous avions des sifflets. Ils avaient des armes », déclare l’épouse d’une femme du Minnesota tuée par un agent de l’ICE

Minneapolis, Minnesota – L’épouse de Renée Good, une Américaine de 37 ans abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) le 6 janvier 2026, a témoigné de la gentillesse et de l’engagement communautaire qui caractérisaient sa…

«Nous avions des sifflets. Ils avaient des armes », déclare l’épouse d’une femme du Minnesota tuée par un agent de l’ICE

Minneapolis, Minnesota – L’épouse de Renée Good, une Américaine de 37 ans abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) le 6 janvier 2026, a témoigné de la gentillesse et de l’engagement communautaire qui caractérisaient sa femme. Le couple s’était rendu dans le quartier où ils venaient de s’installer pour apporter son soutien à ses habitants lorsque la tragédie s’est produite.

« Nous avions des sifflets. Ils avaient des fusils », a déclaré Becca Good dans un communiqué diffusé vendredi par la radio publique du Minnesota. C’est sa première déclaration publique depuis la mort de Renée Good, survenue après qu’un groupe d’agents de l’ICE a encerclé son véhicule, un Honda Pilot, dans une rue enneigée de Minneapolis.

Selon les images capturées par des témoins, un agent de l’ICE s’est approché du SUV et a exigé que le conducteur ouvre la porte, avant de s’emparer de la poignée. Lorsque le véhicule a commencé à avancer, un autre agent a ouvert le feu à bout portant, tirant au moins deux coups de feu.

Les autorités de l’administration Trump ont initialement présenté Renée Good comme une menace, affirmant qu’elle avait tenté d’écraser un agent avec son véhicule. Ces allégations ont été contestées par les responsables locaux et étatiques de Minneapolis, ainsi que par les manifestants.

Becca Good n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’Associated Press. Sa déclaration se concentre principalement sur le souvenir de sa femme, qu’elle décrit comme une personne rayonnante et profondément humaine.

« Renée brillait. Elle brillait littéralement », a-t-elle écrit. « Elle n’avait pas besoin de paillettes, mais j’ai l’impression qu’elle en émanait. Ma famille le disait aussi. Renée était faite de soleil. »

Le couple venait de déménager à Minneapolis et élevait le fils de Renée, âgé de 6 ans, issu d’une précédente union. Renée Good était une Américaine née dans le Colorado, sans antécédents judiciaires autres qu’une simple contravention. Sur les réseaux sociaux, elle se présentait comme une poète, une écrivaine, une épouse et une mère, affichant son attachement à sa nouvelle ville.

Son ex-mari, souhaitant rester anonyme pour protéger ses deux enfants adolescents, a affirmé qu’elle n’avait jamais participé à des manifestations. Becca Good a expliqué que leur installation à Minneapolis faisait suite à un long voyage à travers le pays, au cours duquel ils avaient été frappés par le fort sentiment de solidarité qui régnait dans les villes jumelles.

« Nous avons élevé notre fils en lui inculquant l’idée que chaque être humain, quelle que soit son origine ou son apparence, mérite compassion et gentillesse », a-t-elle déclaré. « Je dois maintenant continuer à lui enseigner, comme Renée le croyait, qu’il existe des personnes qui œuvrent pour un monde meilleur, et que nous devons leur montrer la voie, même face à la peur et à la colère. »

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.