Publié le 11 octobre 2025 19:03:00. Le président zambien Hakainde Hichilema se dit favorable à la fin de l’aide internationale, y compris la suspension récente du financement de l’USAID, estimant que cette situation forcera son pays à développer son autonomie financière et à investir dans sa propre croissance.
- La Zambie était fortement dépendante de l’aide américaine, notamment pour son système de santé.
- Le président Hichilema considère ces coupes budgétaires comme un “choc” à court terme, mais une opportunité à long terme.
- Cette position pragmatique est partagée par d’autres dirigeants africains, selon le Financial Times.
Hakainde Hichilema, président de la Zambie, a accueilli avec une résignation pragmatique la réduction de l’aide internationale accordée à son pays, incluant la fermeture soudaine des programmes de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Il estime que cette situation, bien que difficile, représente une opportunité pour la Zambie de prendre en main son propre destin économique.
« Cela nous donne la possibilité de nous occuper de nos propres affaires »,
Hakainde Hichilema, président zambien
La Zambie dépendait auparavant de manière significative de l’aide américaine, qui finançait environ un tiers de son budget de santé. Ces fonds étaient principalement alloués à la lutte contre le VIH/SIDA et à la santé maternelle et infantile. Le président Hichilema reconnaît que la suppression immédiate de ces financements, y compris ceux déjà approuvés par le Congrès américain, représente un défi majeur pour son gouvernement.
« C’est douloureux maintenant. C’est un choc. Mais à plus long terme, c’est une bonne chose »,
Hakainde Hichilema, président zambien
Le chef d’État zambien a présenté sa stratégie politique sous le slogan « Seek Ye Growth » – Rechercher la croissance – soulignant son engagement à renforcer la capacité de l’État à financer les programmes sociaux de manière autonome. Il insiste sur la nécessité de développer les finances publiques et de mettre en œuvre des politiques favorisant une croissance économique durable.
Selon le Financial Times, cette attitude se retrouve chez plusieurs dirigeants africains, qui semblent adopter une approche plus réaliste que de nombreuses organisations humanitaires et acteurs de la santé face à la réduction de l’aide internationale.
