Publié le 30 décembre 2024 22h00:00. L’amélioration des infrastructures de transport entre la Malaisie et la Thaïlande vise à transformer la région frontalière en un pôle logistique majeur, tout en offrant de nouvelles opportunités d’emploi et en luttant contre les activités illégales. Les experts soulignent cependant la nécessité d’élargir la coopération économique au-delà des échanges de matières premières pour atteindre l’objectif ambitieux de 30 milliards de dollars de commerce bilatéral d’ici 2027.
- L’amélioration des liaisons terrestres permettra d’acheminer les marchandises du golfe de Thaïlande jusqu’au poste de contrôle de Durian Burung, dans l’État de Kedah en Malaisie.
- Les opérateurs logistiques de Tepa prévoient d’augmenter leurs effectifs pour soutenir leur expansion.
- Pour atteindre l’objectif de 30 milliards de dollars de commerce bilatéral, il est crucial de diversifier les échanges et d’attirer les investissements privés.
L’amélioration des infrastructures de transport entre la Malaisie et la Thaïlande devrait stimuler le développement économique de la région frontalière. Selon Piyasiri, ces améliorations permettront d’acheminer les marchandises expédiées via le golfe de Thaïlande par voie terrestre jusqu’au poste de contrôle de Durian Burung, dans l’État de Kedah en Malaisie, transformant ainsi la zone en un véritable « centre de distribution ».
Cette initiative pourrait également avoir un impact positif sur l’emploi local. « Si le gouvernement travaille à la réalisation de ce projet, cela se traduira par davantage d’emplois pour les habitants de la région, ce qui éloignera les habitants de la région des activités illégales », a-t-il précisé.
Cependant, pour atteindre l’objectif de 30 milliards de dollars de commerce bilatéral fixé pour 2027, une diversification des échanges est nécessaire. Hazmi Rusli, de l’Université Sains Islam Malaisie, estime que la Malaisie et la Thaïlande doivent aller au-delà des produits de base et inclure les services, les technologies vertes et le commerce numérique dans leurs échanges commerciaux.
Il souligne également l’importance de la mise en œuvre des projets d’amélioration des frontières existants pour « libérer le débit » et attirer les capitaux privés et les start-ups. Selon lui, cela passe par « des incitations prévisibles et transparentes et des procédures frontalières rationalisées ».
M. Rusli a également souligné que le changement de gouvernement en Thaïlande pourrait potentiellement ralentir la progression de ces projets.
« Depuis que l’objectif a été annoncé en décembre 2024, la Thaïlande a connu des changements de leadership. La relation bilatérale est résiliente, mais de telles transitions peuvent ralentir les décisions sur des projets communs complexes et à forte intensité de capital jusqu’à ce que les priorités du Cabinet soient réglées. »
Hazmi Rusli, Université Sains Islam Malaisie
Malgré ces défis, la coopération entre la Malaisie et la Thaïlande reste essentielle pour le développement économique de la région et la lutte contre les activités illégales.
