Publié le 2024-02-29 10:32:00. Des chercheurs de l’Université d’Osaka ont mis au point une méthode innovante pour étudier les norovirus humains, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de traitement contre ces virus responsables d’épidémies gastro-intestinales fréquentes.
- Un nouveau système de génétique inverse permet de manipuler les norovirus humains en laboratoire.
- Cette technique utilise des embryons de poisson zèbre pour générer des virus infectieux de manière simple et efficace.
- Les chercheurs ont déjà créé des norovirus modifiés pour étudier leur fonctionnement et tester de futurs antiviraux.
Les norovirus sont une cause majeure de gastro-entérite aiguë dans le monde, provoquant des épidémies dans les collectivités, les hôpitaux et les bateaux de croisière. Jusqu’à présent, l’étude de ces virus s’est avérée complexe en raison de l’absence d’outils performants pour les manipuler en laboratoire. L’équipe de l’Université d’Osaka a franchi une étape importante en développant un système de génétique inverse spécifiquement adapté aux norovirus humains.
La génétique inverse est une technique puissante qui permet d’identifier la fonction d’un gène en le modifiant et en observant les conséquences sur le virus. Cela conduit à la création de virus « recombinants », essentiels pour comprendre comment les virus se répliquent et causent des maladies, et pour développer de nouveaux traitements et vaccins. Les chercheurs ont adapté cette approche en utilisant un modèle de poisson zèbre, un organisme fréquemment utilisé en recherche biologique.
Leur méthode consiste à injecter directement des clones d’ADN complémentaire (ADNc) de norovirus dans des embryons de poisson zèbre. Cette technique s’est avérée particulièrement simple et efficace pour produire des norovirus humains infectieux. L’équipe a démontré l’efficacité de ce système en générant des norovirus génétiquement modifiés, porteurs de mutations spécifiques ou marqués avec des « gènes rapporteurs » permettant de suivre leur activité.
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue scientifique PNAS, ouvrant de nouvelles perspectives pour la lutte contre les norovirus et la protection de la santé publique.
