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Novartis supprime 550 postes chez Stein AG – Actualités

Publié le 25 novembre 2025 à 10h53. Le géant pharmaceutique Novartis prévoit de supprimer 550 emplois sur son site de Stein, dans le canton d'Argovie, d'ici à fin 2027, tout en investissant massivement dans l'automatisation et d'autres sites…

Novartis supprime 550 postes chez Stein AG – Actualités

Publié le 25 novembre 2025 à 10h53. Le géant pharmaceutique Novartis prévoit de supprimer 550 emplois sur son site de Stein, dans le canton d’Argovie, d’ici à fin 2027, tout en investissant massivement dans l’automatisation et d’autres sites en Suisse.

  • Novartis supprimera environ 550 postes permanents à Stein d’ici fin 2027.
  • La production de comprimés, de gélules et le conditionnement de médicaments stériles seront arrêtés sur le site.
  • L’entreprise investira 26 millions de dollars (21 millions de francs suisses) dans l’automatisation et 80 millions de dollars (65 millions de francs suisses) dans son site de Schweizerhalle.

Novartis justifie ces mesures par la nécessité de maintenir sa compétitivité en Suisse, en se concentrant sur l’innovation technologique et un haut degré d’automatisation. L’entreprise propose un plan social et des mesures d’accompagnement pour les employés concernés, mais n’a pas précisé où la production et le conditionnement seront relocalisés.

La production de formes posologiques stériles et de thérapies cellulaires personnalisées restera quant à elle à Stein. Novartis prévoit d’investir 26 millions de dollars (21 millions de francs suisses) pour automatiser davantage la production de seringues préremplies et de solutions injectables.

Parallèlement à ces suppressions d’emplois, Novartis investit massivement dans d’autres sites suisses. 80 millions de dollars (environ 65 millions de francs suisses) seront alloués à la production sur le site de Schweizerhalle, dans le canton de Bâle-Campagne, avec la création prévue de 80 nouveaux emplois à temps plein d’ici fin 2028. Cet investissement vise à développer la production de siRNA, de petites molécules d’ARN utilisées dans le traitement des maladies cardiovasculaires, rénales et métaboliques.

Selon Steffen Lang, président des opérations de Novartis, ces adaptations permettront de développer les sites de Schweizerhalle et de Stein en tant que centres d’expertise pour une production innovante.

Novartis
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À l’avenir, Novartis ne produira plus de comprimés ni de gélules dans son usine de Stein, près de Bâle.
KEYSTONE/Georgios Kefalas

Le syndicat Unia a réagi en appelant Novartis à étudier des alternatives aux suppressions d’emplois, estimant que le processus de consultation ne doit pas se limiter à une simple formalité. Unia critique également l’entreprise pour avoir assuré il y a quelques semaines qu’aucun emploi n’était menacé sur le site de Stein.

Rédacteur spécialisé de SRF : « Trump n’est pas « responsable » du démantèlement, mais »



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Analyse de Jan Baumann : « Novartis fait sur le site de Stein ce que font habituellement les sociétés pharmaceutiques mondiales : elles économisent sur une production à forte intensité de main-d’œuvre dans des pays à salaires élevés comme la Suisse. Concrètement : la production de comprimés, de gélules et d’emballages pharmaceutiques est moins chère ailleurs. De plus, les dirigeants de Novartis se disent apparemment : si nous continuons à produire en Suisse, nous le ferons avec la technologie la plus récente et de la manière la plus automatisée possible. »

Bien entendu, la question se pose également de savoir quel est le rapport entre les suppressions d’emplois en Suisse et les investissements de plusieurs milliards de dollars aux États-Unis. La réponse courte de Novartis elle-même est : rien. Il n’y a aucun lien, dit-on officiellement au siège de l’entreprise. Une interprétation un peu plus longue pourrait toutefois être la suivante : parce que le président américain Donald Trump – dans le cadre du conflit douanier – souhaite davantage d’investissements américains de la part de Novartis, Roche & Co., cela pousse les entreprises à automatiser et à économiser de manière encore plus cohérente qu’auparavant sur leurs sites suisses. En d’autres termes : Trump n’est pas « responsable » de l’exploitation de Stein. Mais ce que fait Novartis aux États-Unis grâce à Trump et ce que Novartis fait en Suisse s’inscrivent dans le même tableau – sur le plan stratégique. »

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.