Publié le 24 avril 2024 14:35. Après une période de forte hausse, le marché immobilier du Flevoland montre des signes de stabilisation, avec une augmentation des prix plus modérée que la moyenne nationale au premier trimestre 2024. Cette évolution est notamment liée à une offre croissante de maisons individuelles.
- L’augmentation des prix dans le Flevoland s’établit à 3,9 % sur un an, contre 4,8 % au niveau national.
- L’offre de maisons individuelles augmente, notamment grâce aux personnes âgées qui se tournent vers les appartements.
- Les surenchères extrêmes tendent à diminuer, en particulier pour les maisons d’angle et mitoyennes.
Le Flevoland se distingue par une évolution plus calme de son marché immobilier. Selon l’Association néerlandaise des agents immobiliers (NVM), les prix ont progressé de 3,9 % au cours du troisième trimestre de cette année, comparativement à la même période de l’année précédente. Cette progression est inférieure à la moyenne nationale, qui s’élève à 4,8 %. Le Flevoland se positionne derrière le Brabant du Sud-Est (+ 2,8 %) et l’Overijssel du Nord (+ 2,2 %). À Amsterdam, les prix ont même connu une légère baisse de 0,3 %.
Cette décélération s’explique par une augmentation de l’offre de logements, les acheteurs ayant désormais plus de choix qu’il y a un an, avec près d’un quart de maisons supplémentaires disponibles. Au Flevoland, cette offre accrue est principalement due à la disponibilité de maisons individuelles lorsque leurs occupants emménagent dans des appartements, explique Harm Boer, président de la NVM Flevoland.
Selon M. Boer, cette tendance est liée à la démographie spécifique du Flevoland et à son parc immobilier.
« Les gens sont arrivés jeunes dans les polders et ont aujourd’hui 70 ans ou plus. De plus, dans les années 1990, de nombreuses maisons individuelles pouvaient être construites. C’était beaucoup plus difficile dans d’autres régions. »
Harm Boer, président de NVM Flevoland
Les personnes âgées, souhaitant profiter des nouveaux appartements construits ces dernières années, mettent ainsi leur maison individuelle sur le marché.
Malgré une offre en hausse, l’accessibilité financière des maisons individuelles reste un défi. Cependant, Harm Boer observe que la multiplication des biens disponibles réduit la nécessité, voire l’obligation, de surenchérir.
« J’ai désormais quatre à cinq visites de maisons individuelles, dans le segment inférieur il y en a quinze à vingt, donc à un moment donné, cela suffit. »
Harm Boer, président de NVM Flevoland
Il anticipe que cette situation pourrait favoriser un flux de personnes quittant des logements plus petits pour des habitations plus spacieuses.
Les acheteurs potentiels à la recherche d’un logement à moins de 500 000 € à Almere et à moins de 400 000 € à Noordoostpolder continueront cependant de rencontrer des difficultés, en raison d’une forte demande. M. Boer souligne la nécessité de mesures supplémentaires pour rééquilibrer le marché, tout en constatant une diminution des surenchères excessives sur les maisons d’angle et mitoyennes.
La stabilisation des prix est perçue comme un signe positif.
« Le rythme effréné est moindre. Et je prédis que dans les prochains trimestres, ce sera plus difficile pour les maisons les plus chères. Elles devront faire plus de compromis. Il y aura plus à négocier. Le passage du jumelé au détaché deviendra alors plus facile. »
Harm Boer, président de NVM Flevoland
La NVM note également que les personnes à la recherche de logements plus abordables se tournent de plus en plus vers les régions du nord-est, de l’est et du sud du pays. L’année dernière, le Flevoland avait connu l’une des plus fortes augmentations de prix, avec une hausse de 11 % sur un an.