Home Nouvelles“On m’a dit que j’étais trop jeune pour avoir un cancer, puis j’ai appris une nouvelle dévastatrice”

“On m’a dit que j’étais trop jeune pour avoir un cancer, puis j’ai appris une nouvelle dévastatrice”

by Nicolas Lefèvre

Une mère de famille de l’Indiana a vu son diagnostic de cancer du côlon retardé après avoir été initialement rassurée sur des symptômes qu’on lui avait attribués à des hémorroïdes. Son parcours souligne l’importance d’une écoute attentive des patients, quel que soit leur âge.

Amber Kissell, 45 ans, a raconté avoir consulté à plusieurs reprises pour des problèmes intestinaux, une fatigue persistante et une perte de poids inexpliquée, apparus après la naissance de son deuxième enfant. Elle constatait également la présence de sang dans ses selles. À chaque fois, les médecins ont mis ces symptômes sur le compte de fissures anales ou d’hémorroïdes.

« Les choses ne se sont jamais améliorées, au contraire, elles ont empiré », témoigne Amber Kissell. « Je suis retournée les consulter une troisième fois, demandant s’il était possible que ce soit un cancer, et on m’a répondu que j’étais trop jeune. »

C’est après avoir commencé à ressentir des étourdissements qu’Amber a finalement insisté pour passer une coloscopie. Le verdict, tombé le 16 mars 2017, a été dévastateur : un cancer du côlon à un stade avancé, avec des métastases au foie et aux ganglions lymphatiques.

« Mon monde s’est effondré », se souvient-elle. « J’avais huit et seize mois, et je me préparais à leur dire au revoir. Quand on m’a annoncé que le cancer s’était propagé à mon foie, j’ai laissé tomber mon téléphone chez le médecin et j’ai appelé ma mère en lui disant que j’étais en train de mourir. »

Amber a entamé un traitement de chimiothérapie agressif, initialement envisagé comme palliatif en raison de la progression du cancer. Contre toute attente, après douze cycles de chimiothérapie, les examens ont révélé la disparition des tumeurs au niveau du foie et des ganglions lymphatiques, et une réduction significative de la tumeur initiale dans le côlon.

En octobre 2017, une intervention chirurgicale a permis de retirer les séquelles de la tumeur et de prélever des ganglions lymphatiques pour analyse. « C’était un véritable miracle », confie Amber. « J’avais préparé des seaux et des journaux pour mes enfants, en prévision de mon absence. Apprendre que tout avait disparu m’a fait pleurer, j’ai eu du mal à y croire. »

Près de neuf ans après son diagnostic, Amber Kissell est toujours en rémission et se contente désormais d’un suivi annuel avec son oncologue. Son témoignage rappelle l’importance de ne pas minimiser les symptômes, même chez les patients considérés comme jeunes, et de rechercher un deuxième avis en cas de doute.

Amber avait initialement consulté après la naissance de sa fille Isabella, en novembre 2015, par césarienne. Elle n’avait pu aller à la selle pendant une semaine et avait remarqué la présence de sang dans ses selles. Son médecin traitant avait alors évoqué une simple fissure anale. Elle se sentait également extrêmement fatiguée, mais on lui avait dit qu’elle avait simplement besoin de repos.

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