Home NouvellesOpenAI conclut un accord d’un milliard de dollars pour amener les personnages Disney sur ChatGPT et Sora

OpenAI conclut un accord d’un milliard de dollars pour amener les personnages Disney sur ChatGPT et Sora

by Nicolas Lefèvre

Disney s’associe à OpenAI et ouvre la voie à une nouvelle ère de créativité numérique. L’accord, d’une valeur de 1 milliard de dollars (740 millions de livres sterling), permettra aux utilisateurs d’intégrer des personnages emblématiques de Disney, Pixar, Marvel et Star Wars dans les outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT et Sora.

Ce partenariat inédit, annoncé récemment, marque une étape importante pour le géant du divertissement et pour le secteur de l’IA. Disney autorise ainsi OpenAI à utiliser plus de 200 personnages issus de ses franchises les plus populaires, offrant aux fans la possibilité de générer des images et des vidéos personnalisées mettant en scène leurs héros préférés. Parmi les personnages concernés figurent des figures emblématiques comme Mickey et Minnie Mouse, Luke Skywalker de Star Wars, et Deadpool de Marvel, ainsi que des héros des films Zootopie, Vaiana et Encanto.

Bob Iger, PDG de Disney, a souligné l’importance de cette collaboration : « Les progrès rapides de l’intelligence artificielle marquent un moment important pour notre industrie. Grâce à cette collaboration avec OpenAI, nous étendrons de manière réfléchie et responsable la portée de notre narration. » La création de vidéos et d’images intégrant ces personnages devrait être possible dès début 2026.

Cet accord intervient alors qu’OpenAI est confrontée à des interrogations croissantes concernant l’utilisation de sa technologie et que l’inquiétude monte à Hollywood quant à l’impact de l’IA sur les industries créatives. Par ailleurs, Disney a récemment envoyé une mise en demeure à Google, l’accusant de violation massive de ses droits d’auteur.

L’accord avec Disney illustre une tendance plus large, selon Joel Smith, associé en propriété intellectuelle au cabinet d’avocats Simmons & Simmons : « Les titulaires de droits et les principaux développeurs d’IA progressent rapidement pour conclure des accords de licence collaboratifs afin d’accéder au contenu à des fins de formation et d’utilisation future. »

Cependant, cette évolution suscite également des préoccupations quant à la protection des droits des artistes. Equity, le syndicat du divertissement, vote actuellement sur une proposition visant à refuser le scan numérique des acteurs, afin de garantir des protections plus strictes en matière d’IA. Cathy Sweet, responsable de la télévision et du cinéma chez Equity, a déclaré : « Le matériel enregistré qui sera vendu dans le cadre de cette opération à gros budget est le résultat du travail professionnel des créateurs, et leurs droits doivent être protégés. »

Les outils d’IA générative, comme Sora, ont démontré des capacités impressionnantes, mais ont également soulevé des questions éthiques. Des critiques ont été formulées concernant la création de deepfakes offensants, notamment de personnalités publiques décédées. En octobre dernier, OpenAI a suspendu la génération d’images du Dr Martin Luther King Jr après la diffusion de représentations jugées irrespectueuses. Des cas similaires impliquant John F. Kennedy, la reine Elizabeth II et Stephen Hawking ont également été signalés, conduisant certaines familles à demander à OpenAI de cesser d’autoriser la création de telles vidéos. Zelda Williams, la fille de Robin Williams, a notamment appelé à l’arrêt de la diffusion de vidéos générées par l’IA de son père.

Dans un autre développement, Warner Music Group a annoncé en novembre son intention de lancer une entreprise de musique basée sur l’IA, Suno, un an après avoir intenté une action en justice contre cette même start-up.

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