Les indicateurs économiques américains pointent vers un ralentissement du marché de l’emploi, tandis que la situation géopolitique semble s’apaiser, influençant les marchés financiers. Ces développements pourraient inciter la Réserve fédérale à reconsidérer sa politique monétaire et affecter l’évolution des prix des métaux précieux.
Selon un rapport publié en décembre, l’économie américaine n’a créé que 50 000 emplois le mois dernier, un chiffre inférieur aux 66 000 prévus et révisé à la baisse par rapport aux 56 000 initialement annoncés. Le secteur privé non agricole a également enregistré une diminution des effectifs, avec 37 000 créations d’emplois, en deçà des 64 000 attendus et des 50 000 précédemment signalés. Cette faiblesse du marché du travail alimente les anticipations de nouvelles baisses de taux d’intérêt cette année, en attendant la réunion de la Réserve fédérale prévue les 27 et 28 janvier 2026.
Par ailleurs, le président Donald Trump a annoncé l’annulation d’une seconde vague d’actions contre le Venezuela, suite à la coopération du pays sud-américain concernant ses infrastructures pétrolières et gazières.
La Cour suprême des États-Unis devrait également se prononcer prochainement sur la légalité des droits de douane massifs imposés par l’administration Trump. La question centrale porte sur l’utilisation par le président des pouvoirs économiques d’urgence prévus par une loi de 1977 pour instaurer ces prélèvements. Lors des audiences de novembre, les juges, tant de sensibilité conservatrice que libérale, ont exprimé des réserves quant à la justification de ces mesures.
Des déclarations récentes de Donald Trump suggèrent que la Maison Blanche se prépare à une décision défavorable. Si les droits de douane étaient annulés, cela pourrait engendrer une nouvelle période d’incertitude, compte tenu du caractère imprévisible de la politique commerciale américaine. Une question cruciale est de savoir si une telle décision obligerait le gouvernement à rembourser aux importateurs environ 150 milliards de dollars (US) de droits déjà perçus. La Maison Blanche pourrait toutefois chercher d’autres recours juridiques pour rétablir ces tarifs.
Ces évolutions semblent indiquer un apaisement des tensions géopolitiques et commerciales, ce qui pourrait prolonger la période de stagnation des métaux précieux, malgré l’incertitude persistante concernant l’implication de Donald Trump dans les dossiers liés à la Russie et à l’Ukraine.
Sur les marchés, les contrats à terme sur l’or tentent de regagner du terrain après la publication des données économiques de vendredi, malgré une pression vendeuse au-dessus du seuil de 4 500 $. Sur un graphique horaire, ils cherchent à franchir une résistance immédiate à 4 512,83 $. Un support significatif a été identifié à 4 446 $ (200 moyenne mobile exponentielle) jeudi. Les deux dernières bougies horaires indiquent une tendance haussière, mais seul un franchissement durable de la résistance immédiate confirmerait cette dynamique. À l’inverse, un échec à percer ce niveau pourrait entraîner une vente massive dans les quatre dernières heures de la séance hebdomadaire.
Sur un graphique journalier, les contrats à terme sur l’or évoluent dans une fourchette étroite, entre 4 485,44 $ et 4 507,44 $, après avoir testé un plus bas à 4 461,94 $. Bien qu’une montée des sentiments haussiers soit perceptible, une inversion de tendance reste possible en l’absence d’une cassure au-dessus du plus haut récemment atteint. Si les contrats à terme sur l’or ne parviennent pas à se maintenir au-dessus de cette résistance, les vendeurs pourraient reprendre le contrôle et les faire chuter en dessous des supports importants situés à 4 243 $ (9 moyenne mobile exponentielle) et 4 382 $ (20 moyenne mobile exponentielle).
Avertissement : Il est conseillé aux lecteurs de prendre toute position sur l’or à leurs propres risques, cette analyse étant basée uniquement sur des observations.