Oracle Health vient de recevoir une certification gouvernementale clé qui lui permettra de faciliter l’échange sécurisé d’informations médicales à travers les États-Unis. Cette reconnaissance, obtenue dans le cadre d’une initiative fédérale majeure, vise à améliorer l’interopérabilité des données de santé et à fluidifier les échanges entre les différents acteurs du secteur.
Le statut de Réseau d’Information sur la Santé Qualifié (QHIN) a été attribué à Oracle Health Information Network, a annoncé jeudi le géant technologique. Cette désignation permet à Oracle de transférer des données de santé entre les prestataires de soins, les assureurs et les agences gouvernementales via le Trusted Exchange Framework and Common Agreement (TEFCA), un cadre mis en place par le Département de la Santé et des Services Sociaux (HHS) pour simplifier l’échange de dossiers médicaux.
Onze réseaux ont désormais obtenu le statut QHIN, un chiffre plus que doublé depuis le lancement opérationnel du TEFCA à la fin de l’année 2023. Selon le secrétaire adjoint à la politique technologique et au Bureau du coordonnateur national des technologies de l’information sur la santé, les QHIN constituent « l’épine dorsale de la connectivité réseau » pour assurer cet échange de données. Ces réseaux représentent les systèmes de santé, les compagnies d’assurance et les fournisseurs de solutions informatiques pour le secteur de la santé, et pourront interroger et recevoir des informations d’autres réseaux une fois l’intégration terminée et les contrôles de sécurité validés.
Oracle avait annoncé son intention de postuler pour devenir un QHIN il y a environ un an. D’autres acteurs majeurs, tels que Surescripts (spécialisé dans la prescription électronique) et eClinicalWorks (fournisseur de dossiers de santé électroniques ambulatoires), ont également été désignés comme RLISS (Recognized Learning and Implementation Support System).
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’efforts antérieurs pour améliorer le partage de données de santé, notamment une initiative lancée sous l’administration Trump. Plus récemment, le Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS) a dévoilé cet été un écosystème technologique visant à encourager l’adoption de plans de partage d’informations volontaires et à accroître la disponibilité des outils de santé numériques grâce à des partenariats entre entreprises du secteur. Oracle a également adhéré à cet engagement.
Bien que cet écosystème représente un objectif important pour surmonter les défis persistants en matière d’interopérabilité, les experts soulignent qu’il manque de détails précis et que les exigences sont élevées, avec un calendrier ambitieux – l’administration Trump prévoyait initialement d’observer des résultats concrets d’ici début 2026.
Néanmoins, des progrès sont déjà visibles. Humana et Epic – un concurrent majeur d’Oracle dans le domaine des dossiers de santé électroniques – ont présenté cette semaine un premier résultat concret de l’écosystème CMS : de nouvelles fonctionnalités de partage de données destinées à accélérer l’enregistrement des patients et la vérification de leur couverture.
