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Passer à une alimentation à base de plantes réduit de moitié votre empreinte climatique

by Sophie Martin

Publié le 23 novembre 2025 à 16h51. Adopter un régime alimentaire principalement végétal pourrait réduire significativement l’empreinte carbone individuelle, selon une nouvelle étude qui examine l’impact réel de changements alimentaires sur l’environnement.

  • Un régime végétalien réduit l’empreinte carbone quotidienne d’une personne d’environ 1 300 grammes d’équivalent CO₂.
  • La réduction de la consommation de viande, de produits laitiers et d’œufs est le principal facteur de cette diminution.
  • L’étude souligne que ces changements alimentaires peuvent compléter d’autres efforts de lutte contre le changement climatique.

Une étude récente menée par le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM) a révélé que le passage à un régime végétalien a un impact notable sur l’environnement. L’étude, publiée dans la revue JAMA Network Open, a suivi 244 adultes pendant 16 semaines, répartis en deux groupes : un groupe suivant un régime végétalien et un groupe conservant ses habitudes alimentaires habituelles.

Les participants ont tenu un journal alimentaire détaillé, enregistrant tout ce qu’ils mangeaient, que ce soit à la maison ou au restaurant. Les chercheurs ont ensuite analysé ces données en les reliant à des bases de données estimant les émissions de gaz à effet de serre et la demande énergétique associées à la production de chaque aliment. Ils ont également pris en compte l’énergie totale nécessaire pour cultiver, transformer, emballer, transporter, stocker et jeter les aliments.

Les résultats ont montré que le groupe suivant un régime végétalien avait une empreinte carbone inférieure d’environ 51 % par rapport au groupe témoin, tant en termes d’émissions que de consommation d’énergie. La plus grande part de cette réduction est due à la diminution significative de la consommation de viande, complétée par une moindre consommation de produits laitiers et d’œufs.

Il est important de noter que les participants n’ont pas été soumis à des restrictions caloriques. Ils ont simplement remplacé les aliments d’origine animale par des alternatives végétales, ce qui rend les résultats particulièrement pertinents pour les populations générales.

Ces conclusions corroborent des études plus vastes qui ont analysé des dizaines de modèles de régimes alimentaires durables. Ces études indiquent généralement que les régimes à base de plantes réduisent les émissions liées à l’alimentation d’environ un quart, et parfois de plus de la moitié.

La Commission EAT-Lancet a défini un régime alimentaire sain pour la planète, privilégiant une alimentation principalement végétale pour protéger à la fois le climat et la santé humaine. Ce régime met l’accent sur les céréales, les légumineuses, les fruits, les légumes, les noix et les graines.

Une analyse menée auprès de 55 000 personnes au Royaume-Uni a révélé que les régimes alimentaires riches en produits d’origine animale avaient un impact environnemental plus important que les régimes à base de plantes. Selon cette étude, les régimes végétaliens génèrent environ un quart des émissions liées à l’alimentation par rapport aux régimes où la viande est consommée à la plupart des repas.

Réduire l’impact environnemental de l’alimentation, en diminuant les émissions directes et l’énergie utilisée tout au long de la chaîne d’approvisionnement, permet de préserver une plus grande marge de manœuvre en matière de budget carbone. Ces changements alimentaires peuvent compléter les efforts visant à développer une électricité, des transports et une industrie plus propres, offrant ainsi un levier supplémentaire dans la lutte contre le changement climatique.

Contrairement à de nombreux modèles théoriques, cette étude reflète les choix alimentaires réels de personnes ayant reçu des conseils et un soutien simples. Cela rend les réductions d’émissions plus pertinentes pour les écoles, les employeurs et les ménages qui envisagent d’intégrer davantage d’options végétales dans leurs menus.

Les chercheurs soulignent toutefois certaines limites à l’étude. Les participants étaient des volontaires ayant un surpoids ou une obésité, et tous vivaient dans la même ville. De plus, les calculs environnementaux reposent sur des valeurs moyennes, ce qui ne permet pas de tenir compte des différences entre les exploitations agricoles ou les méthodes de production.

Néanmoins, les études qui suivent les habitudes alimentaires réelles des gens sur une longue période fournissent des preuves plus solides que les enquêtes ponctuelles ou les plans de menus hypothétiques. Combinée à d’autres recherches sur les systèmes alimentaires, cette étude apporte un élément de preuve supplémentaire montrant que les choix alimentaires quotidiens peuvent contribuer à atteindre des objectifs climatiques ambitieux.

Une étude clinique menée par le même groupe de recherche a également révélé que les personnes suivant un régime végétalien pendant 16 semaines avaient perdu du poids et présentaient des améliorations de leur résistance à l’insuline, une condition dans laquelle le corps a besoin de plus d’insuline pour maintenir une glycémie stable.

L’analyse environnementale confirme cette synergie entre santé et environnement, montrant que les mêmes changements alimentaires qui réduisent les émissions peuvent également diminuer les risques métaboliques.

« Nous savons que les régimes alimentaires complets à base de plantes sont meilleurs pour notre santé et pour l’environnement »,

Dr Hana Kahleova, Physicians Committee for Responsible Medicine

« Cette analyse nous montre à quel point nos choix alimentaires quotidiens ont un impact. »

Une récente enquête révèle que 46 % des adultes envisageraient d’adopter un régime à base de plantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette nouvelle étude quantifie l’importance de ces gains climatiques.

Dans le même sondage, une majorité significative souhaitait que les recommandations nutritionnelles nationales reconnaissent l’influence des choix alimentaires sur le climat, les écosystèmes et l’environnement en général.

« Le remplacement des aliments d’origine animale par des aliments végétaux deviendra aussi courant que la réduction, la réutilisation et le recyclage. La viande rouge, en particulier, a un impact disproportionné sur la consommation d’énergie par rapport aux céréales, aux légumineuses, aux fruits et aux légumes. »

Dr Hana Kahleova, Physicians Committee for Responsible Medicine

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