Publié le 16 décembre 2025 à 01h57. Le président Lee Jae-myung suscite l’inquiétude au sein de son administration par son rythme de travail effréné et ses déclarations parfois déconcertantes, alors qu’il enchaîne les sommets internationaux et les dossiers sensibles.
- Le président Lee Jae-myung envoie des SMS à ses ministres tard dans la nuit, témoignant d’une énergie et d’une passion inépuisables.
- Des propos et références historiques du président, jugés erronés par des experts, suscitent des interrogations sur son jugement.
- L’entourage du président s’inquiète de son manque de sommeil et de l’impact potentiel sur sa santé et sa prise de décision.
L’engagement du président Lee Jae-myung envers son rôle est indéniable. Plusieurs ministres témoignent recevoir des messages du chef de l’État bien après minuit, soulignant son dévouement et sa capacité à travailler sans relâche. On s’interroge ainsi sur le temps qu’il consacre au repos. Après une succession d’événements diplomatiques importants, notamment le sommet de l’ASEAN en Malaisie et la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Gyeongju fin octobre et début novembre, son agenda officiel n’a subi que très peu de perturbations, à l’exception d’un déjeuner annulé avec les pompiers le 5 novembre en raison d’une fatigue et de douleurs musculaires.
Son équipe et ses collaborateurs décrivent un homme doté d’une force physique naturelle, incapable d’expliquer cette vitalité constante, même six mois après son investiture. Kim Hye-kyung, responsable du suivi médical du président, explique :
« Le président économise sur son sommeil et examine les dossiers avec minutie, affirmant qu’il n’a pas été élu pour se complaire dans le confort. »
Kim Hye-kyung, responsable de la santé du président Lee Jae-myung
Ces propos ont été tenus lors d’une rencontre avec une militante coréenne locale à Johannesburg, en Afrique du Sud, en marge du sommet du G20 en novembre dernier. Il s’agissait d’exprimer un sentiment d’urgence et de responsabilité.
Le programme du président ne prévoit que rarement de temps pour le petit-déjeuner, ce qui laisse penser qu’il s’agit d’un homme qui travaille et se repose aux heures où d’autres dorment. Ses décisions, qui touchent directement aux affaires de l’État et à la sécurité nationale, rendent sa santé et sa condition physique particulièrement importantes. Cependant, cette passion dévorante suscite parfois des inquiétudes. Récemment, plusieurs actions et déclarations du président Lee ont semblé contredire le bon sens et semer le doute.
Lors d’un rapport ministériel, il a évoqué l’histoire du « Hwandangogi », un récit que les universitaires ont démontré être apocryphe, et a révélé une méthode de contrebande de devises étrangères en mentionnant un marque-page d’une valeur de 100 dollars. Auparavant, un message commémorant le 77e anniversaire de l’incident de Yeosun du 19 octobre et une déclaration laissant entendre que les citoyens nord-coréens utilisaient Internet quotidiennement avaient déjà provoqué la polémique.
Si ces déclarations visent à renforcer la discipline au sein de la fonction publique et à insuffler un nouvel élan à la nation, elles pourraient susciter davantage d’adhésion. Il semble que rien ne puisse arrêter le président, désormais animé par un sentiment d’urgence et une passion intense. Les experts soulignent que le premier niveau d’illusion qui guette un dirigeant est de croire qu’il est capable de tout. Avant de sombrer dans l’illusion de la toute-puissance, le président lui-même doit faire preuve d’autodiscipline et d’un « leadership stoïque ».
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