Francfort s’attaque au problème de la propreté dans ses stations de métro et de S-Bahn, où les déchets s’accumulent souvent, notamment après des événements comme la fête foraine Dippemess. Malgré une augmentation des sanctions pour les dépôts sauvages en ville, les voyageurs continuent de trouver des stations souillées, et aucune amende n’est actuellement prévue pour les incivilités souterraines.
La Stadtwerke-Verkehrsgesellschaft (VGF), responsable du réseau métropolitain, et la Deutsche Bahn (DB) travaillent conjointement pour améliorer la situation. Les usagers témoignent régulièrement de scènes désagréables, comme des résidus de la fête foraine encore présents dans la station Eissporthalle le lundi matin.
« Vous ne pouvez pas déterminer le type de liquide » que l’on trouve parfois sur les quais, décrit un témoin, évoquant la saleté persistante aux entrées de la gare centrale (Düsseldorfer Straße, niveau B) et de la Hauptwache (côté Freßgass). La situation semble s’améliorer à la Hauptwache suite à une demande du Frankfurter Neue Presse (FNP), avec l’intervention récente d’agents de sécurité pour éloigner une personne en état d’ébriété.
La VGF a entrepris une réorganisation complète de son service de nettoyage depuis que le conseil municipal lui a confié l’entière responsabilité des stations en janvier 2024. Auparavant, les responsabilités étaient partagées entre différents organismes municipaux. Un programme pluriannuel de rénovation a été lancé, débutant par la station Willy-Brandt-Platz et s’étendant à Habsburgerallee.
Trois entreprises de nettoyage ont été mandatées pour assurer un nettoyage quotidien dans les stations les plus fréquentées et trois fois par semaine dans les autres. Les stations Hauptwache, Konstablerwache et gare centrale bénéficient également d’une présence constante d’un agent de nettoyage l’après-midi. Lors d’événements importants comme la Dippemess, les prestataires sont contractuellement tenus de renforcer leurs efforts de nettoyage.
Cependant, à ce stade, le règlement d’utilisation de la VGF ne prévoit aucune sanction financière pour les personnes qui jettent des déchets dans les stations. Karola Brack, porte-parole de la VGF, l’admet : « Le règlement d’utilisation de la VGF ne prévoit aucune amende en cas d’infraction. Cela s’applique également à la pollution. »
La situation est différente dans les gares de la DB, où un dépôt d’ordures peut entraîner une amende d’au moins 60 euros (selon le règlement intérieur de la DB). Depuis octobre, la ville de Francfort applique également des sanctions sévères pour les dépôts sauvages : 120 euros pour un mégot de cigarette, un chewing-gum ou un papier, et jusqu’à 300 euros pour des besoins naturels effectués en public.
« Nous sommes bien entendu conscients des sanctions élevées en cas de pollution ailleurs », déclare Karola Brack. « Nous observons et analysons le problème. » La VGF étudie la possibilité d’intégrer des sanctions similaires dans son propre règlement intérieur, mais aucune décision n’a encore été prise.
Par ailleurs, le ministre fédéral des Transports, Patrick Schnieder (CDU), a annoncé un « agenda pour des clients ferroviaires satisfaits », qui inclut l’amélioration de la propreté dans les gares. La DB indique qu’elle travaille actuellement sur ce dossier, mais ne souhaite pas encore commenter les détails.