Publié le 6 octobre 2023. Une étude canadienne révèle qu’un quart des personnes de plus de 60 ans ayant signalé un bien-être déficient ont retrouvé une santé optimale en seulement trois ans, soulignant l’importance des facteurs de style de vie et psychosociaux.
- Près d’un adulte sur quatre de plus de 60 ans ayant initialement un bien-être perçu comme mauvais a retrouvé une santé optimale en trois ans.
- Les facteurs psychosociaux et de style de vie (activité physique, sommeil, vie sociale) jouent un rôle crucial dans la récupération.
- L’étude plaide pour des politiques et des programmes de vieillissement axés sur le bien-être global et la possibilité de récupération.
Des chercheurs de l’Université de Toronto ont mené une étude approfondie démontrant que la récupération est non seulement possible, mais fréquente, chez les personnes âgées. L’étude, publiée dans PLOS One, a suivi 8 332 participants âgés de 60 ans et plus.
L’équipe de recherche, dirigée par Mabel Ho, doctorante à la Faculté de travail social-Inwentash (FIFSW) de l’Université de Toronto et à l’Institut de vie et de vieillissement, a défini le « bien-être optimal » comme l’absence de limitations physiques, cognitives, mentales ou émotionnelles affectant la vie quotidienne, combinée à un niveau élevé de santé physique, de bien-être mental, de bonheur et de satisfaction générale. L’étude s’est concentrée sur les individus présentant un bien-être initialement sous-optimal.
Les résultats ont révélé que ceux qui avaient un bon équilibre psychologique et émotionnel au début de l’étude étaient plus susceptibles de retrouver un bien-être optimal. Les chercheurs ont également identifié d’autres facteurs clés associés à la récupération, notamment le maintien d’un poids sain, la pratique régulière d’une activité physique, un sommeil de qualité, l’absence de consommation de substances nocives et une participation active à la vie sociale.
« Il est incroyablement encourageant de voir qu’avec un soutien et un mode de vie adéquats, de nombreuses personnes âgées peuvent retrouver la pleine santé, le bonheur et l’indépendance, même après avoir rencontré de graves problèmes de santé. »
Mabel Ho, doctorante à l’Université de Toronto
Cette étude a des implications importantes pour les politiques publiques et les programmes de soutien aux personnes âgées. Elle souligne la nécessité de mettre l’accent sur le bien-être global et de reconnaître que la récupération est une possibilité réelle. Trop souvent, la recherche sur le vieillissement se concentre sur la détérioration et le handicap, selon Esme Fuller-Thomson, directrice de l’Institut de vie et de vieillissement et professeure à la FIFSW.
« Nos résultats brisent ce récit. Les personnes âgées peuvent récupérer, et en fait, et nous devons construire des systèmes qui soutiennent la récupération. »
Esme Fuller-Thomson, directrice de l’Institut de vie et de vieillissement et professeure à l’Université de Toronto
Mabel Ho conclut : « Nous voulons que cette étude transforme la perception que la société a du vieillissement. Avec l’environnement, les bonnes ressources et le soutien, les personnes âgées survivent non seulement après avoir été confrontées à des problèmes de santé ou de bien-être, mais elles prospèrent. »
