Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Pension britannique : un taux de remplacement faible face au G7

La pension de retraite publique britannique atteint 241,30 livres par semaine, soit 12 547,60 livres par an, après une revalorisation de 4,8 pour cent.

Pension britannique : un taux de remplacement faible face au G7

La pension de retraite publique britannique atteint 241,30 livres par semaine, soit 12 547,60 livres par an, après une revalorisation de 4,8 pour cent. Selon les données de l’OCDE, le Royaume-Uni se situe pourtant dans le bas du classement du G7 pour le taux de remplacement des revenus.

La pension d’État britannique repose principalement sur un régime forfaitaire qui dépend des cotisations d’assurance nationale de chaque individu plutôt que de ses revenus perçus tout au long de sa carrière. Pour percevoir le montant maximal de 241,30 livres par semaine, les retraités doivent généralement justifier de 35 années de cotisations admissibles, selon les précisions de The Independent.

Ce taux de retraite est actuellement protégé par le mécanisme de la triple garantie, connu sous le nom de triple garantie. Cette règle garantit une revalorisation annuelle alignée sur le taux le plus élevé entre l’inflation, la hausse des salaires moyens ou un plancher de 2,5 pour cent.

Le Royaume-Uni face aux autres pays du G7

–>

Malgré cette protection, le système britannique se montre moins généreux que ceux de ses partenaires du G7. D’après l’experte financière Rachel Vahey, citée par The Independent, le régime public britannique remplace un pourcentage beaucoup plus faible des revenus moyens.

Les données de l’OCDE indiquent que le Royaume-Uni affiche un taux de remplacement net public d’environ 43 pour cent, un niveau nettement inférieur à celui observé en Europe continentale. Pour compenser ce décalage, le modèle national s’appuie largement sur l’adhésion automatique aux régimes professionnels pour générer des compléments privés, ce qui rapproche le taux de remplacement obligatoire global de 54 pour cent.

Des modèles de retraite fondés sur les salaires en Allemagne et en Italie

–>

À l’inverse du modèle britannique, l’Allemagne et l’Italie privilégient des structures indexées sur les salaires ou les cotisations versées tout au long de la vie active. L’Allemagne applique un système par points par répartition, le Gesetzliche Rentenversicherung, où les travailleurs accumulent des points en fonction de leur salaire par rapport à la moyenne nationale. Cette architecture génère un taux de remplacement net obligatoire d’environ 55 pour cent.

Profile rachel vahey

L’Italie se positionne en tête du G7 en consacrant une part très élevée de son PIB aux pensions. Grâce à un modèle contributif qui convertit les cotisations cumulées en rente au moment du départ à la retraite, le pays atteint un taux de remplacement net obligatoire d’environ 83 pour cent pour les carrières longues.

Rachel Vahey a déclaré que la différence est frappante.

L’experte financière a toutefois rappelé que ce niveau élevé s’accompagne de mises en garde de l’OCDE concernant la viabilité financière du système italien.

États-Unis, France, Canada et Japon : des approches hybrides

–>

Les autres nations du G7 combinent divers mécanismes publics et professionnels pour financer la retraite :

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now
À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.