Home AffairesPétrole brut : Citi voit les prix chuter à 60 $ début 2026

Pétrole brut : Citi voit les prix chuter à 60 $ début 2026

by Amélie Bernard

Les prix du pétrole devraient connaître une nouvelle baisse au premier trimestre de l’année prochaine, selon les prévisions de Citi, qui anticipe une accumulation des stocks dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette perspective intervient alors que le marché est déjà confronté à une pression à la baisse, malgré des signaux contradictoires ces derniers jours.

La banque américaine prévoit un prix moyen de 60 dollars le baril pour le premier trimestre 2026, son scénario de base tablant sur 62 dollars pour l’ensemble de l’année. Un scénario plus pessimiste, tenant compte d’accords géopolitiques favorables et d’une demande chinoise plus faible, pourrait même faire chuter le brut Brent à 50 dollars en moyenne sur l’année prochaine. À l’inverse, des perturbations géopolitiques pourraient pousser les prix jusqu’à 75 dollars le baril en 2026.

Concernant l’OPEP+, les analystes de Citi estiment que le groupe pourrait prolonger sa pause actuelle dans les réductions de production, voire jusqu’en 2027, afin de soutenir les prix face à l’offre excédentaire attendue. Cette stratégie viserait à maintenir un plancher sous les cours du pétrole.

Ces prévisions font écho à un récent rapport de Bloomberg, qui soulignait que la Chine continue d’accumuler des stocks de pétrole, masquant ainsi le ralentissement de la demande mondiale.

Le marché a connu une volatilité récente. Mercredi, les prix avaient brièvement augmenté après la saisie par les États-Unis d’un pétrolier vénézuélien, suscitant des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement. Le gouvernement vénézuélien a dénoncé cette action, la qualifiant de « vol flagrant » et d’acte de « piraterie internationale ». Cependant, cette hausse a été de courte durée.

Ce jeudi, les prix ont reculé, le brut Brent s’échangeant à 61,95 dollars le baril et le West Texas Intermediate à 58,24 dollars le baril au moment de la rédaction.

Selon les analystes des matières premières d’ING, « le marché pétrolier s’enfonce de plus en plus dans la surabondance attendue de pétrole », ce qui devrait exercer une pression accrue sur les prix en 2026. Ils soulignent toutefois que l’approvisionnement russe reste un facteur de risque. « Même si les volumes d’exportations maritimes russes se maintiennent, ces barils ont du mal à trouver des acheteurs », ont déclaré Warren Patterson et Ewa Manthey, ajoutant que le pétrole russe Urals devrait devenir moins cher pour attirer la demande.

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