Publié le 3 janvier 2026. L’année nouvelle s’annonce riche en phénomènes astronomiques, avec des pluies de météores spectaculaires, des alignements planétaires rares et la possibilité d’observer des aurores boréales depuis nos latitudes.
- Les quadrantides, une pluie de météores active du 1er au 10 janvier, atteindront leur pic dans la nuit du 3 au 4 janvier.
- Jupiter sera particulièrement brillante dans le ciel nocturne à partir du 10 janvier, atteignant son opposition avec le Soleil.
- Plusieurs conjonctions planétaires, dont une rare rencontre entre Vénus, Mercure et Saturne en février, agrémenteront le ciel au cours de l’année.
L’année 2026 promet un spectacle céleste captivant pour les amateurs d’astronomie. Dès le début janvier, les quadrantides, une pluie de météores issue de la constellation du Verseau, illumineront le ciel nocturne. Selon l’astronome Petr Horálek de l’Université de Silésie à Opava, les observateurs pourraient apercevoir jusqu’à quatre-vingts météores par heure.
« Les gens peuvent voir jusqu’à quatre-vingts météores par heure. »
Petr Horálek, astronome à l’Université de Silésie à Opava
Cependant, la pleine lune, qui atteindra sa phase de super pleine lune, pourrait perturber l’observation des météores en raison de sa luminosité.
Le 10 janvier, Jupiter, la plus grande planète de notre système solaire, sera à son opposition avec le Soleil. Cela signifie qu’elle se trouvera à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre, ce qui la rendra particulièrement brillante dans le ciel nocturne. Visible au-dessus de l’horizon nord dans la constellation des Gémeaux, Jupiter sera observable à l’œil nu, même en ville. National Geographic prévoit un spectacle saisissant.
En février, les planètes Vénus, Mercure et Saturne se rapprocheront les unes des autres et de la Lune, créant un arc céleste inhabituel. Ce phénomène, visible à l’œil nu, offrira un spectacle unique aux observateurs du ciel.
Au printemps, la lumière du zodiaque, une faible lueur causée par la diffusion de la lumière solaire par les particules de poussière interplanétaire, sera particulièrement visible à l’équinoxe de printemps, du 7 au 20 mars, en l’absence de lumière lunaire. L’observation est facilitée loin des villes.
Mars et Vénus offriront également des rencontres rapprochées. Le 8 mars, Vénus semblera s’approcher de Saturne, et le 20 mars, elle se présentera en conjonction avec un croissant de lune mince, visible à l’horizon ouest.
Les amateurs de météores pourront également profiter des lyrides, qui atteindront leur pic dans la nuit du 23 avril, et des perséides, la pluie de météores la plus populaire, dont le maximum est prévu dans la nuit du 13 août, avec jusqu’à quatre-vingts météores par heure.
En mai, la Terre traversera un courant de particules de glace et de poussière provenant de la célèbre comète de Halley, donnant lieu aux aquarides eta, visibles du 19 avril au 28 mai, avec un pic d’activité dans la nuit du 6 mai. Time and Date prévoit une dizaine de météores par heure.
Plusieurs autres événements notables sont à prévoir, notamment une conjonction de la Lune, de Jupiter et d’autres étoiles le 19 mai, une rencontre rapprochée entre Vénus et Jupiter le 9 juin, et une éclipse partielle de Soleil le 12 août, visible à 86 % depuis la République tchèque. Une éclipse lunaire partielle sera également visible le 28 août.
Enfin, les aurores boréales pourraient être visibles depuis la République tchèque tout au long de l’année, en raison de l’activité solaire accrue. L’astronome Petr Horálek souligne que les meilleures chances d’observation se situent au printemps et en automne.