Publié le 11 janvier 2026 21h48. Les manifestations qui secouent l’Iran ont fait plus de 500 morts, selon une organisation de défense des droits humains, tandis que Téhéran menace de représailles militaires en cas d’intervention étrangère, notamment de la part des États-Unis et d’Israël.
- Plus de 500 personnes auraient perdu la vie dans les troubles, dont au moins 490 manifestants et 48 membres des forces de sécurité.
- Le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national et accuse les États-Unis et Israël d’être à l’origine des protestations.
- Téhéran met en garde contre toute attaque, affirmant que les bases et les navires américains dans la région seraient des cibles légitimes.
La situation en Iran s’est considérablement envenimée ces dernières semaines. L’organisation américaine de défense des droits de l’homme HRANA estime que les manifestations antigouvernementales, qui ont débuté le 28 décembre, ont causé la mort d’au moins 500 personnes. Parmi les victimes, HRANA dénombre 490 manifestants et 48 agents de sécurité. Plus de 10 600 personnes auraient également été arrêtées.
Les protestations, initialement déclenchées par la colère face à la hausse du coût de la vie, se sont rapidement étendues à une contestation plus large du pouvoir religieux et du gouvernement islamique qui dirige le pays depuis la révolution de 1979. Il s’agit du mouvement de contestation le plus important depuis 2022.
Le gouvernement iranien n’a pas encore publié de bilan officiel des décès. L’accès à l’information est également entravé par la coupure des signaux internet dans tout le pays, ordonnée par les autorités depuis la semaine dernière, limitant sévèrement la communication et la diffusion d’informations.
Les tensions internationales s’intensifient. Après les déclarations du président américain Donald Trump évoquant la possibilité d’une intervention si Téhéran utilisait la force contre les manifestants, la Maison Blanche étudie différentes options, notamment des sanctions supplémentaires, des cyberattaques et un soutien accru à l’opposition iranienne.
Mohammad Baker Ghalibaf, président du parlement iranien, a averti Washington que toute attaque contre l’Iran entraînerait des représailles contre les bases et les navires américains dans la région, ainsi qu’Israël. Il a également accusé les États-Unis et Israël d’être les instigateurs des troubles.
Les médias d’État iraniens ont annoncé la déclaration de trois jours de deuil national en mémoire des victimes, qualifiées de « martyrs de la résistance contre les États-Unis et le régime sioniste ». La télévision d’État a diffusé des images de dizaines de sacs mortuaires et de cérémonies funéraires pour les membres des forces de sécurité dans plusieurs villes.
Israël a déclaré suivre la situation de près, tout en soulignant que les manifestations relèvent d’une affaire interne à l’Iran. Le pays a toutefois confirmé que son armée était prête à réagir en cas de menace. L’année dernière, Israël et l’Iran ont eu un bref affrontement militaire.
Selon les analystes, même si ces manifestations ne parviennent pas à renverser le gouvernement iranien à court terme, elles pourraient créer des secousses politiques et affaiblir le pouvoir en place, soumis à des pressions tant internes qu’internationales.
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