Publié le 23 octobre 2023 14:30. L’utilisation d’une chanson nord-coréenne à des fins pédagogiques dans un collège de la ville de Sejong a suscité l’inquiétude des parlementaires lors d’une commission parlementaire, mettant en lumière des lacunes plus larges dans la gestion de l’éducation locale.
- Une chanson nord-coréenne, « Courons vers le futur », a été utilisée comme support pour un exercice de dictée en cours de morale.
- Le nombre d’incidents de violence scolaire dans la ville de Sejong est en forte augmentation, mais le manque de personnel juridique dédié pour les traiter pose problème.
- Des difficultés de recrutement et des conditions de travail dégradées affectent également les accompagnants d’élèves et la distribution des repas scolaires.
La révélation de l’utilisation d’une chanson nord-coréenne dans un établissement scolaire de Sejong a été faite lors de l’audit du comité d’éducation de l’Assemblée nationale. Le député Kim Min-jeon, du Parti du pouvoir du peuple, a exprimé son désaccord face à cette pratique, estimant qu’il était inapproprié d’utiliser un morceau à forte charge idéologique.
« Il est inapproprié de dicter une chanson nord-coréenne avec une forte propagande politique »
Kim Min-jeon, député du Parti du pouvoir du peuple
Le surintendant adjoint de la ville de Sejong, Cheon Beom-san, a reconnu que l’utilisation de la chanson s’inscrivait dans une unité pédagogique visant à faire comprendre la Corée du Nord aux élèves de deuxième année. Il a toutefois indiqué qu’une enquête interne serait menée pour déterminer si le matériel pédagogique devait être rendu public.
Selon les informations, l’exercice consistait à faire dicter aux élèves les paroles de la chanson « Courons vers le futur », ce qui a provoqué des réactions négatives de la part de certains parents sur les réseaux sociaux. Le député Kim a souligné qu’il aurait été plus pertinent de présenter des chansons sud-coréennes et de les comparer à des œuvres nord-coréennes afin de susciter une réflexion sur la propagande politique.
Au-delà de cette controverse, l’audit a mis en évidence des problèmes plus profonds concernant la gestion de l’éducation à Sejong. Le député Kim a notamment pointé du doigt la forte augmentation des cas de violence scolaire, avec un nombre de réunions du comité d’examen des mesures de lutte contre la violence scolaire qui est passé de 194 en 2021 à 217 en septembre 2023, et qui devrait atteindre environ 500 d’ici la fin de l’année.
Malgré cette augmentation, le poste d’avocat dédié à la prise en charge de ces affaires est vacant. Le surintendant adjoint Cheon a expliqué que plusieurs tentatives de recrutement avaient échoué en raison de salaires peu attractifs et qu’un réexamen du système de classement était envisagé.
La situation des accompagnants d’élèves et de la distribution des repas scolaires a également été soulevée. Le taux de grève des accompagnants d’élèves à Sejong est le plus élevé du pays, en raison de l’augmentation de la charge de travail après l’extension des programmes de garde d’enfants. Le surintendant adjoint Cheon a annoncé des mesures pour améliorer les conditions de travail et envisager une augmentation des effectifs.
Enfin, le député Kim a exprimé son inquiétude quant au taux élevé de non-application des repas scolaires réguliers à Sejong et aux conséquences potentielles d’une grève générale prévue le 21 novembre. Le surintendant adjoint Cheon a assuré que des mesures d’urgence seraient prises pour assurer la continuité du service et proposer des alternatives, telles que des paniers-repas.
L’ensemble de ces questions soulignent la nécessité d’une transparence accrue et de mesures concrètes pour restaurer la confiance des parents et garantir un environnement éducatif de qualité à Sejong.
Reporter Kwon Hyuk-seon
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