Home Des sportsPotentiel, mais aussi une base misérable: les filles écrasent les garçons, dit la légende. Aiderait une autre étape

Potentiel, mais aussi une base misérable: les filles écrasent les garçons, dit la légende. Aiderait une autre étape

by Camille Renault

Publié le 26 septembre 2023. L’équipe de volley-ball tchèque a créé la surprise en terminant quatrième au Championnat du monde aux Philippines, un résultat inattendu qui soulève des questions sur l’avenir de ce sport en République tchèque.

  • La performance de l’équipe tchèque, qui a battu la Serbie en phase de groupes, est considérée comme un succès majeur pour le sport tchèque.
  • Malgré la déception de ne pas avoir décroché une médaille, les experts estiment que cette quatrième place pourrait stimuler le développement du volley-ball dans le pays.
  • Un des défis majeurs reste le développement d’une base solide de jeunes joueurs masculins, qui est actuellement moins fournie que celle des filles.

Milan Hadrava, ancien joueur et entraîneur adjoint de l’équipe nationale tchèque, a salué la performance de l’équipe, la qualifiant de « grand succès pour le volley-ball tchèque, et pas seulement pour cela, mais pour l’ensemble du sport tchèque ». Il a souligné l’importance d’atteindre le top quatre mondial dans un sport d’intérieur pour un pays comme la République tchèque.

L’équipe tchèque a surpris de nombreux observateurs en atteignant les demi-finales, surpassant des équipes comme la Serbie, le Brésil et la Chine. Hadrava explique : « Honnêtement, selon un groupe de Serbie, du Brésil et de la Chine, nous parlions si nous étions troisième ou quartiers. Mais nous avons battu la Serbie, il a commencé à être empêtré. » Il attribue ce succès à la capacité de l’équipe à progresser dans un groupe difficile et à bénéficier d’un tirage plus favorable dans les phases finales.

La défaite face à la Pologne et à l’Italie en demi-finale et lors du match pour la médaille de bronze a laissé un goût amer. Hadrava reconnaît la force de ces équipes : « C’est dommage, mais la Pologne et l’Italie sont des États de volley-ball. Aujourd’hui, la Bulgarie avec une très jeune équipe. Ce sont des équipes que vous pouvez gagner une fois, mais c’est difficile. » Il tempère toutefois les regrets, rappelant que la quatrième place est le meilleur résultat pour la République tchèque depuis 1970.

Le capitaine Adam Zajíček a exprimé sa déception après la défaite contre la Pologne, estimant que l’équipe n’avait pas été à la hauteur. Hadrava relativise cette critique : « Oui, tout le monde se souvient des gagnants et des médaillés, mais je pense que cette quatrième place sera rappelée dans notre pays. » Il met en avant l’émergence d’une génération prometteuse de jeunes joueurs et l’importance de trouver un nouveau meneur de jeu pour succéder à Luboš Bartůněk.

Hadrava souligne également l’importance de développer la base des jeunes joueurs, en particulier chez les garçons. « C’est mieux pour les filles, les garçons misérables », constate-t-il, notant un déséquilibre significatif dans le nombre de jeunes filles et de jeunes garçons pratiquant le volley-ball. Il attribue ce phénomène à la concurrence accrue d’autres sports et à la nécessité de détecter et de recruter les jeunes talents dès leur plus jeune âge.

L’ancien entraîneur adjoint voit également un potentiel de synergie entre le volley-ball en salle et le beach-volley. Il note que de nombreux joueurs pratiquent les deux disciplines, et que le beach-volley peut servir de tremplin pour les jeunes talents. Il cite l’exemple d’Ondra Perušič et David Schweiner, d’anciens joueurs de volley-ball en salle qui ont réussi au beach-volley.

Enfin, Hadrava insiste sur l’importance de participer à des compétitions de haut niveau, comme la Ligue des Nations (anciennement Ligue mondiale), pour maintenir le niveau de l’équipe nationale et progresser dans le classement mondial. « Ce serait formidable de se déplacer dans le classement mondial et de jouer la Société des Nations », affirme-t-il. Il souligne également le potentiel de la jeune génération de joueurs, notamment le bloqueur Antonín Klimeš, qu’il considère comme un « supertalent ».

  • Né le 22 novembre 1963
  • A participé à un championnat du monde et quatre qualifications en tant que joueur
  • Volleyeur professionnel en 1995, ayant joué en Italie et en France
  • A participé à un championnat du monde et à deux qualifications en tant qu’entraîneur adjoint
  • Son fils John est l’un des meilleurs joueurs de volley-ball tchèque

Photo: Association tchèque de volleyball

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