Publié le 29 octobre 2025 à 10h13. La série télévisée sud-coréenne « Typhoon Boss », qui se déroule pendant la crise financière asiatique de 1997, continue de captiver le public grâce à son souci du détail et à sa reconstitution minutieuse d’une époque révolue.
- La série a atteint une audience moyenne de 8,9 % au niveau national lors de son sixième épisode, se classant première dans sa tranche horaire.
- « Typhoon Boss » domine également les classements de popularité des plateformes de streaming TV-OTT en Corée du Sud.
- La production a mis un point d’honneur à recréer fidèlement l’atmosphère des années 1990, des costumes aux accessoires en passant par le langage.
Le succès de « Typhoon Boss » repose en grande partie sur sa capacité à transporter les téléspectateurs dans le passé. La série ne se contente pas de raconter une histoire, elle offre une véritable plongée dans la Corée du Sud de la fin des années 1990, une période marquée par des bouleversements économiques et sociaux profonds.
Dès le 6 octobre, la série de tvN a enregistré une audience moyenne de 8,9 % sur l’ensemble du territoire national, se positionnant en tête des audiences pour sa tranche horaire, y compris face aux chaînes de télévision traditionnelles. L’audience de « Typhoon Boss » a connu une progression constante, passant de 5,9 % pour le premier épisode, diffusé le 11 octobre. Selon Good Data Corporation, une agence spécialisée dans l’analyse de la compétitivité des contenus coréens, la série a également occupé la première place des classements TV-OTT pour la quatrième semaine d’octobre. L’acteur Lee Jun-ho s’est classé premier en termes de popularité, suivi de Kim Min-ha en quatrième position. La série a également intégré le top 10 mondial des programmes télévisés non anglophones sur Netflix, où elle est restée pendant deux semaines consécutives.
L’un des éléments clés de cette réussite est l’attention portée aux détails de l’époque. L’équipe de production a méticuleusement reconstitué l’univers des années 1990, comme si une « capsule temporelle » avait été ouverte. Le personnage de Kang Tae-poong (interprété par Lee Jun-ho), fils du PDG de Taepoong Corporation, incarne l’esprit de cette époque avec son style flamboyant et son amour de la danse. Pour donner vie à ce personnage, les créateurs ont utilisé des vêtements et des accessoires emblématiques des années 1990, tels que des vestes en cuir, des jeans, des marchettes, des boucles d’oreilles et des coiffures populaires. Lee Jun-ho aurait même investi personnellement dans des costumes d’époque pour incarner au mieux l’esthétique de cette période.
L’authenticité de la série se manifeste également dans la représentation des personnages secondaires et de leur environnement. Les employés de la société Typhoon Trading Company arborent des tenues et des coiffures typiques des années 1990, tandis que les décors recréent fidèlement l’atmosphère des bureaux de l’époque. Le maquillage du directeur adjoint Cha Seon-hwa, avec ses sourcils foncés et ses lèvres marquées, ou encore les lunettes de soleil et les manches retroussées du directeur Myeong-gwan Koo, sont autant de détails qui contribuent à l’immersion du spectateur. Les dialogues intègrent même le dialecte de Séoul utilisé dans les séries télévisées de l’époque, renforçant l’impression de voyage dans le temps.
La série ne se limite pas à l’apparence visuelle. Elle reconstitue également le mode de vie des années 1990, avec des éléments tels que des briquettes utilisées pour le chauffage, des cartes routières papier, des paniers de coings servant d’assainisseurs d’air, des livrets bancaires remplis à la main et des intérieurs d’appartements typiques de la classe moyenne à Apgujeong. Les scènes de loisirs, comme le tricot ou la lecture de la bande dessinée « Pays lointain, pays voisin », évoquent également des souvenirs nostalgiques. L’épisode se déroulant à Busan met en scène des chaussures de sécurité portant l’inscription « Qualité supérieure », un clin d’œil à l’importance de l’industrie de la chaussure dans cette ville.
L’équipe de production a également souligné son désir de représenter la chaleur humaine qui caractérisait cette époque. L’écrivain Jang Hyeon a déclaré :
« Lorsque je travaillais comme vendeur pour une entreprise informatique, j’étais fasciné par les récits de mes aînés sur les ventes à une époque où il n’y avait pas de téléphones portables. Je pense qu’il existe de nombreuses façons d’exprimer les faits historiques de cette époque, mais j’ai voulu mettre en avant la chaleur des relations humaines, comme le geste de quelqu’un qui plie un journal dans le métro ou qui offre un verre de thé dans un bus. C’était le détail de cette époque qui me touchait le plus. »
Jang Hyeon, écrivain
La journaliste Kim Min-je été@hani.co.kr
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