Moscou, le 18 janvier 2024. La Russie ambitionne de lancer un réseau internet par satellite concurrent de Starlink, développé par SpaceX, et prévoit de mettre en orbite plus de 300 satellites d’ici 2027 pour assurer la connectivité dans les régions les plus isolées.
- La Russie va développer son propre réseau internet par satellite, baptisé « Rassvet » (aube).
- Plus de 300 satellites seront lancés pour assurer la couverture du territoire russe et au-delà.
- La production en série des terminaux d’accès à ce réseau devrait débuter avant la fin de l’année 2024.
Dmitry Bakanov, responsable de l’agence spatiale russe Roscosmos, a présenté vendredi aux journalistes de la chaîne One un terminal conçu en Russie pour accéder à cette nouvelle connexion internet haut débit. Ce terminal, selon ses dires, permettra de connecter des utilisateurs partout dans le monde. « Il est très important d’assurer la connectivité à toutes les régions qui ne sont pas couvertes par les réseaux de communications terrestres », a souligné M. Bakanov.
Ce projet intervient alors que Starlink, le service d’internet par satellite de SpaceX, domine le marché avec plus de 9 000 satellites en orbite basse et plus de 9 millions d’utilisateurs répartis dans plus de 150 pays et territoires. Bien que très populaire, le service de Starlink n’est pas officiellement disponible en Russie.
Selon Sergueï Boyarski, chef de la commission de la politique de l’information du Parlement russe, ce réseau de satellites en orbite basse constitue la réponse de Moscou au système américain Starlink. Le projet « Rassvet » vise à garantir une connectivité indépendante et à renforcer la souveraineté numérique de la Russie.
La production en série du matériel nécessaire à l’accès à ce réseau devrait démarrer avant la fin de 2024, et le système devrait être pleinement opérationnel d’ici 2027, une fois la constellation orbitale de plus de 300 satellites déployée.
En parallèle, l’opposition britannique a manifesté son inquiétude face à la construction de la plus grande ambassade de Chine au Royaume-Uni, craignant une extension de l’influence chinoise. Plus d’informations ici.
