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voici ce que le nouveau système peut signifier pour vous

by Amélie Bernard

Publié le 18 janvier 2026 à 14h04. La Chambre des représentants néerlandaise examine ce lundi une réforme majeure de la fiscalité des revenus du capital (case 3), qui pourrait rapporter des milliards d’euros supplémentaires au Trésor, mais suscite de vives inquiétudes quant à sa mise en œuvre et à son équité.

  • La Chambre doit adopter la loi avant le 15 mars pour permettre une entrée en vigueur en 2028. Un report entraînerait un manque à gagner de 2,35 milliards d’euros par an pour l’État.
  • Le principal point de discorde concerne l’imposition des plus-values latentes (plus-values “papier”), que le gouvernement souhaite taxer même si les actifs ne sont pas vendus.
  • Des experts et des institutions, dont le Conseil d’État et l’administration fiscale, mettent en garde contre les difficultés de mise en œuvre et les risques d’injustice du nouveau système.

Après des années de critiques concernant le système actuel de la case 3, basé sur des rendements fixes et souvent déconnectés de la réalité, le gouvernement Schoof tente de mettre en place un impôt sur les revenus réels du capital. Ce changement, prévu depuis longtemps, vise à corriger une situation jugée inéquitable par de nombreux observateurs. En 2016, un avocat général près la Cour suprême avait même qualifié le système de “vol”, soulignant que les épargnants payaient des impôts sur des revenus qu’ils ne touchaient pas.

Le projet de loi, connu sous le nom de loi sur les retours effectifs (Wwr), prévoit de taxer les revenus réellement réalisés au cours d’une année, plutôt que de se baser sur des taux fixes. Si la loi est adoptée, les banques et les institutions financières auront plus de deux ans pour adapter leurs systèmes. Cependant, un retard dans le vote parlementaire pourrait compromettre l’entrée en vigueur en 2028 et entraîner des conséquences financières importantes pour l’État.

L’un des points les plus controversés du projet de loi est l’imposition des plus-values latentes. Selon le gouvernement, si la valeur d’une action augmente au cours d’une année, un impôt de 36 % devrait être payé sur cette augmentation, même si l’action n’est pas vendue et que le gain n’est pas réalisé. Cette proposition suscite l’opposition de partis comme le VVD et le BBB, qui préféreraient un impôt uniquement sur les plus-values effectivement encaissées lors de la vente d’un actif.

Plusieurs acteurs ont exprimé leurs préoccupations quant à la complexité et aux risques de mise en œuvre du nouveau système. Le Conseil d’État a souligné l’existence de “sérieuses objections” au système proposé, notamment en matière de mise en œuvre. L’administration fiscale met en garde contre une augmentation des règles fiscales, des données à collecter et des interactions avec les contribuables, tout en soulignant une diminution de la capacité à vérifier les déclarations fiscales.

« Tout bien considéré, le cabinet a choisi de proposer un projet de loi pour la loi sur les retours effectifs Encadré 3 : opter pour un impôt sur la croissance du capital dans l’essentiel et introduire un impôt sur les plus-values uniquement pour les investissements dans des start-ups et dans l’immobilier. »

Eugène Heijnen, secrétaire d’État à la Fiscalité (BBB)

Le nouveau système de la case 3 prévoit une exception pour les biens immobiliers et les actions de start-up, qui seront soumis à un impôt sur les plus-values uniquement lors de la vente. L’administration fiscale et les banques se montrent favorables à un impôt sur les acquisitions, estimant qu’il serait plus simple à mettre en œuvre. Cependant, des divergences subsistent sur d’autres aspects du projet de loi, tels que la taxation des résidences secondaires et la compensation des pertes sur investissements.

Pour en savoir plus sur le système actuel de la case 3, qui impose des rendements fixes sur les actifs, consultez cet article. En 2025, par exemple, le fisc calcule un taux d’intérêt fictif de 1,37 % sur l’épargne et de 5,88 % sur les autres actifs (actions, obligations, maisons de vacances, etc.).

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