Publié le 18 janvier 2026 à 12h58. L’Ukraine accuse la Russie de préparer des frappes contre ses centrales nucléaires, dans un contexte d’intensification des attaques sur les infrastructures énergétiques et alors que des négociations de paix sont en cours aux États-Unis.
- La Russie serait en train de se préparer à attaquer les centrales nucléaires ukrainiennes, selon les services de renseignement de Kiev.
- Les frappes russes sur les infrastructures énergétiques se sont intensifiées, plongeant de nombreuses régions dans l’obscurité et privant des milliers de foyers de gaz et d’électricité.
- Une délégation ukrainienne est arrivée aux États-Unis pour des discussions sur un possible accord de paix, tandis que le président Zelensky appelle à un soutien accru de ses alliés.
L’Ukraine dénonce une escalade délibérée de la part de la Russie, qui cible de plus en plus les infrastructures civiles essentielles. Les services de renseignement ukrainiens affirment que Moscou prépare des frappes contre les centrales nucléaires du pays, dans le but de semer la panique parmi la population et de paralyser le réseau électrique national. Cette accusation intervient alors que les attaques russes se sont multipliées ces dernières semaines, notamment sur les installations énergétiques, aggravant considérablement les conditions de vie des civils à l’approche de l’hiver.
Selon le président Zelensky, plus de 1 300 attaques de drones, plus de 1 000 bombardements guidés et une vingtaine de tirs de missiles (dont des projectiles balistiques) ont été enregistrés cette semaine seulement. Les régions de Soumy, Kharkiv, Dnipro, Zaporijjia, Khmelnytsky et Odessa ont été particulièrement touchées. Les autorités locales font état de dizaines de blessés, dont un enfant, et de deux décès confirmés. L’armée de l’air ukrainienne a annoncé avoir neutralisé 167 drones sur 201 détectés, mais 30 impacts ont été recensés sur 15 sites différents, et des débris sont tombés en deux autres endroits.
La situation énergétique est critique. DTEK a annoncé la mise en place de coupures de courant d’urgence dans la région de Kyiv, après des mesures similaires prises dans la capitale. À Kharkiv, une personne a perdu la vie et six autres ont été blessées. Des infrastructures énergétiques, des bâtiments et des véhicules ont subi des dommages importants. Des incendies se sont déclarés dans des infrastructures énergétiques à Odessa et dans une entreprise à Khmelnytsky, sans faire de victimes pour l’instant. Six personnes ont été blessées dans la région de Dnipropetrovsk, et cinq dans celle de Soumy, avec des dégâts matériels considérables. Quatre blessés ont également été signalés dans la région de Tchernihiv.
Face à cette situation alarmante, le président Zelensky a fermement condamné la « réticence » de Moscou à mettre fin à la guerre, malgré les efforts diplomatiques en cours. Il a appelé les alliés de l’Ukraine à intensifier leur soutien, notamment en fournissant des missiles pour les systèmes de défense aérienne.
« L’Ukraine a encore besoin d’une protection supplémentaire, en premier lieu des missiles pour les systèmes de défense aérienne »,
Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine
Il a également souligné que si la Russie continue de bloquer les négociations, le monde doit réagir avec fermeté en augmentant l’aide à l’Ukraine et en exerçant une pression accrue sur l’agresseur.
Parallèlement, une délégation ukrainienne, menée par le chef de cabinet de Zelensky, Kirill Budanov, ainsi que les négociateurs Rustem Umerov et Davyd Arakhamia, est arrivée à Miami pour des entretiens avec des responsables américains, dont l’envoyé spécial Steve Witkoff, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et le secrétaire américain à l’armée Dan Driscoll. Des discussions sur les “détails d’un accord de paix” sont prévues. Zelensky a demandé à son équipe de tenir Washington informé en temps réel de la situation sur le terrain, afin que les États-Unis aient une vision claire de la réalité. Il a également rappelé que, selon lui, c’est l’Ukraine qui a été accusée par Donald Trump d’entraver les négociations de paix. Récemment, l’ancien président américain a affirmé que c’était Kyiv qui bloquait un compromis.
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