Publié le 26 décembre 2025 à 15h53. Mercedes a dû revoir sa conception de Formule 1 après des débuts difficiles avec la nouvelle génération de monoplaces à effet de sol, et l’équipe a admis avoir eu besoin de temps pour s’adapter suite à l’interdiction des ailes flexibles par la FIA.
- Mercedes a exploré l’utilisation d’ailes flexibles pour améliorer la maniabilité de sa monoplace, mais a dû s’adapter après l’intervention de la FIA.
- L’équipe a reconnu ne pas avoir suffisamment investi dans le développement de certains aspects de la réglementation de 2022.
- Mercedes se prépare désormais aux changements de réglementation de 2026, avec un optimisme croissant.
Après huit titres de constructeurs consécutifs, Mercedes a rencontré des difficultés avec l’introduction de la réglementation à effet de sol en 2022. Le concept de « zéro ponton », initialement adopté, s’est avéré particulièrement sensible au phénomène de marsouinage, obligeant l’équipe à opérer des changements significatifs au fil des saisons suivantes.
Une des solutions explorées par les ingénieurs de Mercedes a été l’utilisation d’ailes flexibles. Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie sur le terrain, a expliqué que cette approche avait donné des résultats encourageants :
« Au cours des deux dernières années, nous avons eu du mal à faire tourner la voiture efficacement dans les virages lents. Certains de nos problèmes de température des pneus arrière venaient du fait que les pilotes devaient utiliser l’accélérateur pour faciliter la rotation. Cela nous a conduit sur une voie de développement intéressante, permettant à l’aileron avant de se plier. »
Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie sur le terrain
Il a ajouté que cette flexibilité améliorait la stabilité à haute vitesse tout en offrant une meilleure maniabilité à basse vitesse.
Cependant, la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a réagi en introduisant de nouvelles réglementations en 2025, limitant significativement la flexibilité des ailes avant et arrière. Les tests les plus rigoureux ont eu lieu lors du Grand Prix d’Espagne. Mercedes a admis avoir eu besoin de temps pour s’adapter à ces nouvelles contraintes :
« Il nous a fallu un peu de temps pour nous adapter après l’entrée en vigueur de ces règles à Barcelone. »
Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie sur le terrain
L’équipe a étudié de près les solutions adoptées par ses concurrents, notamment McLaren, pour comprendre comment optimiser l’adhérence et la stabilité de sa monoplace. Shovlin a révélé que l’équipe avait examiné la suspension arrière de McLaren pour analyser leur approche de l’anti-roulis et de la hauteur de caisse.
Mercedes reconnaît que le passage à la réglementation de 2022 a représenté un défi important. Shovlin a admis que l’équipe n’avait peut-être pas accordé suffisamment d’importance à certains aspects de la nouvelle réglementation :
« En entrant dans cette réglementation, nous ne dirions pas que nous avons sous-estimé le défi d’obtenir un bon équilibre dans les virages – stabilité à l’entrée, rotation au sommet et bonne traction à la sortie – mais nous n’avons clairement pas déployé suffisamment d’efforts pour conserver les points forts des voitures 2020-2021. »
Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie sur le terrain
Alors que tous les concurrents ont désormais atteint des niveaux de performance similaires dans les virages, la différence se joue désormais dans la capacité de chaque équipe à adapter sa monoplace aux spécificités de chaque circuit.
Mercedes se tourne désormais vers l’avenir et les changements de réglementation prévus pour 2026, qui devraient entraîner des modifications importantes des monoplaces et de leurs motorisations. Shovlin a exprimé un optimisme prudent :
« Nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais le changement imminent est désormais moins intimidant qu’il y a un mois. »
Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie sur le terrain
Sur le même sujet
