Malgré un contexte économique incertain, le système de retraite de la ville de San José mise sur le potentiel de croissance des entreprises privées, en particulier dans la Silicon Valley, où l’innovation est une question de survie. Prabhu Palani, son directeur des investissements, estime que le capital-risque offre des opportunités uniques, notamment sur les marchés secondaires.
À retenir
- Le système de retraite de San José privilégie les investissements dans le capital-risque et le capital-investissement pour dynamiser ses rendements, en ciblant des entreprises innovantes et agiles.
- L’équipe d’investissement recherche des opportunités sur les marchés secondaires, où elle peut acquérir des actifs de qualité à des prix plus avantageux.
- La sélection des gestionnaires de fonds repose sur une analyse approfondie de leur expérience, de leur réseau et de leur capacité à identifier des opportunités différenciées.
Contexte
Prabhu Palani souligne que la Silicon Valley se caractérise par une culture de l’innovation constante. « Dans la Silicon Valley, c’est la vie ou la mort », explique-t-il. « Si vous n’innovez pas, vous mourez. C’est ce qui stimule la productivité et l’intensité de la créativité que vous y voyez. » Cette dynamique pousse certains investisseurs à privatiser des entreprises publiques afin de gagner en flexibilité et de résoudre des problèmes à l’abri des regards du public, avant d’envisager un retour sur les marchés boursiers.
Bien que la levée de fonds soit plus difficile en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’augmentation des coûts de financement, Prabhu Palani reste optimiste. Il note également que l’évolution des valorisations boursières peut inciter les institutions à adopter une approche plus prudente.
Ce qui change
Le San José Federated City Employees’ Retirement System (FCERS) a commencé à investir dans le capital-risque en 2018 et a réalisé l’un de ses premiers investissements en 2021, en pleine pandémie de coronavirus, en allouant 4,8 millions de dollars (environ 4,3 millions d’euros) à Innovation Endeavours IV. Ce fonds nord-américain investit dans des entreprises innovantes, notamment Trunk Tools (plateforme d’intelligence artificielle générative), Optiml (logiciel financier), Gatik (technologie de conduite autonome) et Cosmos Innovation (solutions d’IA solaire).
Au 30 juin 2025, le portefeuille de capital-risque du FCERS affichait un rendement de 1,4 % sur l’exercice. Le portefeuille global des marchés privés a généré un rendement annuel de 14,0 % sur les cinq dernières années.
Prabhu Palani observe une concentration des investissements dans l’intelligence artificielle, mais souligne que d’autres secteurs, tels que la biotechnologie, les produits de consommation et les technologies propres, restent porteurs d’innovation.
Prochaines étapes
Le FCERS privilégie les fonds de capital-risque de troisième génération, considérant qu’ils offrent un équilibre entre potentiel de croissance et risque. L’équipe d’investissement vise à maintenir une diversification sur le long terme, estimant qu’il faut attendre 12 à 15 ans pour évaluer pleinement la pertinence de ses investissements.
Prabhu Palani encourage les investisseurs à saisir les opportunités offertes par les marchés secondaires, où ils peuvent acquérir des actifs de qualité à des prix réduits. Il insiste sur l’importance d’une analyse approfondie des gestionnaires de fonds, en mettant l’accent sur leur expérience, leur réseau et leur capacité à identifier des opportunités uniques.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Rendement du portefeuille de capital-risque (au 30 juin 2025) | 1,4 % |
| Rendement annuel du portefeuille des marchés privés (sur 5 ans) | 14,0 % |
| Allocation du portefeuille des marchés privés (au 30 juin 2025) | Plus de 750 millions de dollars (environ 680 millions d’euros) |
Sources
San José Federated City Employees’ Retirement System (FCERS)
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