Un couple ukrainien installé dans le Gard a été au cœur d’une affaire de violences conjugales jugée ce mardi 30 septembre 2025. L’incident, déclenché par une dispute concernant un repas, a révélé un schéma de comportements violents qui s’était intensifié depuis l’arrivée de la famille en France.
Tout a commencé le 29 mars dernier, dans le petit village de Saint-Geniès-de-Malgoirès. Maria*, le prénom de la victime a été modifié, a appelé la gendarmerie après avoir été blessée au bras par son compagnon, Thierry*, 48 ans, lors d’une altercation. L’homme a affirmé qu’il s’agissait d’un geste involontaire survenu alors qu’il préparait une pizza.
Selon le récit de la victime, la dispute a éclaté lorsque Thierry a demandé à Maria si elle appréciait sa recette. Sa réponse négative a immédiatement déclenché sa colère. Dans un geste d’énervement, il a saisi un couteau posé sur la table et a touché sa compagne qui se protégeait en levant le bras. L’entaille a suffi à la faire craquer.
Leur histoire avait débuté en Ukraine, près de Kiev, où ils vivaient avant de fuir l’invasion russe en 2022. Si des tensions existaient déjà dans leur pays d’origine, elles se sont exacerbées une fois installés en France. Les enquêteurs ont recensé plusieurs incidents de violence, notamment des coups de pied donnés sous la table d’un McDonald’s, accompagnés d’insultes : « Ferme ta g****e parce que tu ne sais pas te tenir ». Un autre jour, l’homme a brièvement utilisé une bombe lacrymogène qu’il gardait dans sa voiture. En novembre 2024, il a poussé Maria contre un mur, lui infligeant un coup à la tête, devant leur fille de 8 ans.
L’enfant a confirmé aux enquêteurs que son père criait et frappait « tout le temps » sa mère, la qualifiant de « méchante », de « dangereuse » et de personne « qui fait peur ». Thierry, jusque-là inconnu de la justice, a été condamné à un an de prison avec sursis pendant deux ans, avec l’obligation de travailler et de suivre un protocole de soins.
Le tribunal a également prononcé le retrait de l’autorité parentale et une interdiction de contact avec la victime et de détention d’une arme pendant trois ans. Il devra également suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales.
À ne pas manquer
