Home NouvellesPrésident de la DIHK : La Chambre de Commerce met en garde contre le changement climatique – « Le secteur privé ne peut tout simplement pas y faire face »

Président de la DIHK : La Chambre de Commerce met en garde contre le changement climatique – « Le secteur privé ne peut tout simplement pas y faire face »

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK) tire la sonnette d’alarme sur le coût exorbitant de la transition écologique de l’industrie allemande, estimant qu’elle menace la compétitivité européenne sans une coordination internationale renforcée.

  • La transformation vers une économie climatiquement neutre pourrait coûter à l’Allemagne environ 5 000 milliards d’euros entre 2025 et 2049.
  • Le DIHK souligne un manque d’ambition équivalent de la part des principaux émetteurs mondiaux, notamment les États-Unis, la Chine et l’Inde.
  • L’organisation appelle à de nouveaux accords internationaux sur le climat, plus réalistes et incluant les grandes puissances économiques, pour éviter une perte de compétitivité pour l’Europe.

Selon Pierre Adrien, président de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK), la transition écologique de l’industrie allemande, telle qu’elle est actuellement envisagée, représente un défi financier majeur. Une étude menée par le DIHK, dont les conclusions ont été rapportées par le Rheinische Post, estime que le coût de cette transformation s’élèvera à environ 5 000 milliards d’euros (5 trillions d’euros) sur la période 2025-2049.

M. Adrien s’interroge sur la provenance de ces fonds considérables :

« D’où sont-ils censés venir ? Cela n’est tout simplement pas possible pour le secteur privé. Sans coordination internationale, nous nous nuisons en termes de concurrence – et nous ne faisons pas non plus de progrès à l’échelle mondiale en matière de protection du climat. »

Pierre Adrien, président du DIHK

Le DIHK réaffirme son engagement en faveur de la neutralité climatique, mais met en évidence un décalage entre les ambitions européennes et les efforts déployés par d’autres acteurs majeurs de l’économie mondiale. L’organisation souligne que les États-Unis, la Chine et l’Inde, qui représentent à eux seuls 60 % des émissions mondiales, ne suivent pas le même rythme en matière de réduction des émissions de CO₂.

Pour garantir la compétitivité de l’Europe, le DIHK plaide pour la conclusion de nouveaux accords internationaux sur le climat, impliquant un plus grand nombre de pays, notamment les États-Unis et la Chine.

« Pour y parvenir, nous devons adapter judicieusement nos normes élevées en matière de protection du climat pendant la phase de transition. »

Pierre Adrien, président du DIHK

Cette adaptation permettrait, selon M. Adrien, d’éviter une situation où les entreprises européennes seraient désavantagées par rapport à leurs concurrents internationaux.

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