Le nouveau siège parisien de la fintech française Qonto, inauguré fin septembre 2025, a été vandalisé et partiellement incendié le samedi 17 octobre 2026 en marge de manifestations contre la vie chère qui ont touché plusieurs grandes villes de France, provoquant d’importants dégâts matériels mais aucun blessé selon les secours.
L’auditorium flambant neuf de la fintech Qonto Bonne Nouvelle a été ravagé par les flammes le samedi 17 octobre 2026, tandis que la façade porte encore des traces de tags. La journée de mobilisation nationale contre la vie chère a dégénéré dans plusieurs grandes agglomérations françaises, de Paris à Marseille en passant par Lyon. À Paris, les violences ont notamment frappé le quartier des Grands Boulevards.
Le siège de Qonto cible des flammes
Inauguré en grande pompe le 24 septembre 2025, cet ancien bâtiment de la Poste transformé en quartier général s’étale sur 11 000 mètres carrés répartis sur neuf étages.

L’incendie est resté circonscrit à l’auditorium du rez-de-chaussée avant d’être maîtrisé par les pompiers, n’entraînant fort heureusement aucun blessé.
Nous condamnons fermement les actes de vandalisme commis dans nos nouveaux bureaux, pendant les manifestations, ainsi que toute forme de violence. Nous remercions les pompiers pour leur intervention. Notre priorité est désormais d’évaluer les dégâts.
Qonto, via Maddyness
Fondée en 2017, la structure emploie environ 900 salariés en France et revendique plus de 750 000 entreprises clientes à travers huit pays européens. L’entreprise poursuit par ailleurs ses démarches pour obtenir le statut de banque à part entière, après avoir déposé une demande de licence bancaire auprès de l’ACPR au printemps 2025.
Des émeutiers mettent le feu aux locaux de la banque Qonto, boulevard de Bonne-Nouvelle, près de la place de la République à Paris. L’incendie n’a pas pris. pic.twitter.com/lS0t7G02k9
Heurts et pillages à Paris, Lyon et Marseille
La préfecture de police recensait 25 interpellations et trois magasins pillés pour la seule journée du dimanche, tandis que des feux de chaussée et des barricades ont émaillé le secteur. Autour de la place de la République à Paris, des heurts opposant plusieurs centaines de personnes aux forces de l’ordre ont duré plusieurs heures durant le week-end, nécessitant l’intervention de la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines.
À Lyon, l’antenne locale de l’Office de tourisme a été saccagée et incendiée, plongeant le quartier de la Presqu’Île dans un spectacle de désolation
selon les descriptions rapportées par les observateurs locaux et la presse. À Marseille, des groupes mobiles ont écumé plusieurs pôles commerciaux, parmi lesquels Le Merlan, Grand Littoral et les Terrasses du Port, tandis que des manifestants pénétraient brièvement dans le hall de la mairie sous les exclamations de certains participants s’exclamant c’est la Révolution, on prend la Bastille
selon un journaliste de l’AFP.

Réactions des maires face aux dégradations
À Marseille, le maire Benoît Payan a exprimé sa consternation lors d’un point presse face à l’ampleur des dégradations et des pillages ayant touché des commerces de sport, de cosmétique, des bijouteries et la Fnac dans de nombreuses villes comme Bordeaux, Toulouse, Caen, Montpellier, Nantes ou Nice.
À Lyon, le maire Grégory Doucet a pointé du doigt la présence de casseurs extrêmement organisés
. À Nice, un émeutier a dû être pris en charge par les services de secours après avoir été gravement blessé par un bris de verre d’une vitrine qu’il essayait de casser
, d’après les informations communiquées par les autorités locales au cours de ce week-end de mobilisation.