Home Santéquel traitement pour les intrusions d’avions russes dans l’espace européen ?

quel traitement pour les intrusions d’avions russes dans l’espace européen ?

by Sophie Martin

Le président français Emmanuel Macron a ouvert la voie à une réponse plus ferme face aux incursions répétées d’avions russes dans l’espace aérien européen. Lors d’un sommet à Copenhague, il a affirmé que “rien n’est exclu” en termes de riposte, marquant un possible tournant dans la stratégie de l’OTAN.

« Si la Russie viole de nouveau l’espace aérien européen, rien n’est exclu en termes de riposte », a déclaré le chef de l’État mercredi 1er octobre, devant la presse. Il a insisté sur la nécessité d’éviter toute faiblesse et de rappeler que toute violation de l’espace aérien européen pourrait entraîner des représailles. « Il ne faut avoir aucune faiblesse. Je pense qu’il faut redire que toute personne qui viole l’espace aérien européen est susceptible d’avoir des représailles. »

Cette prise de position intervient après l’incident du 19 septembre, où trois chasseurs russes ont pénétré l’espace aérien estonien sans qu’aucune riposte ne soit déclenchée. Ce changement de ton pourrait signaler une évolution dans le fonctionnement de l’OTAN, qui jusqu’à présent se limitait à escorter et repousser les appareils russes.

Les règles d’engagement actuelles prévoient qu’une ouverture du feu ne puisse être décidée qu’avec le consensus des alliés, sur la base d’une menace avérée. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avait souligné la semaine dernière que « Les décisions pour ouvrir le feu sur un avion sont prises par le commandement en temps réel, en fonction des renseignements que nous obtenons sur la menace. »

Cependant, la nouvelle doctrine envisagée par la France pourrait donner à chaque pays la possibilité de décider seul de représailles en cas d’agression. L’évaluation de la riposte reposerait alors sur le jugement des pilotes de l’OTAN en mission. « Quand vous avez les trois avions russes qui passent en Estonie mais d’une manière non agressive, ce n’est pas la même chose que si vous avez un avion russe qui met le cap sur je ne sais quelle capitale. Tout repose sur la compréhension, la perception des pilotes. Ce sont eux les yeux et le bras armé de l’autorité militaire et du pouvoir politique », explique le général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air.

Cette évolution ne fait pas l’unanimité au sein de l’Union européenne. Berlin et Rome, notamment, craignent que cette approche plus ferme ne conduise à une escalade des tensions avec la Russie.

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