La saison sportive nord-américaine est en plein essor, marquée par des performances éclatantes en baseball, des changements majeurs dans le basketball et le hockey, et des bouleversements profonds dans le monde de l’athlétisme universitaire.
Baseball : Les Yankees dominent, les Giants en difficulté
À mi-parcours de la saison 2022 de la Ligue majeure de baseball (MLB), les Yankees de New York (58 victoires pour 23 défaites) confirment leur statut d’équipe dominante, portés par une attaque redoutable et les 29 circuits déjà frappés par Aaron Judge, à l’aube de sa dernière année de contrat. Les Giants de San Francisco, quant à eux, peinent à retrouver la forme exceptionnelle qui les avait caractérisés l’année précédente, avec un bilan de 40 victoires pour 39 défaites. La retraite de Buster Posey a laissé un vide difficile à combler, et son remplaçant, Joey Bart, a été renvoyé en ligues mineures après des performances décevantes.
À l’autre bout du spectre, les Athletics d’Oakland connaissent une saison désastreuse, affichant le pire bilan de la ligue (28 victoires pour 56 défaites). Cette situation était prévisible, l’équipe ayant procédé à une vente massive de joueurs avant le All-Star Game, notamment Matt Olson et Matt Chapman. Les supporters des A devront patienter, espérant un nouveau stade et un propriétaire prêt à investir sur le long terme.
Basketball et Hockey : Nouveaux champions, mouvements d’effectifs
En basketball, les Golden State Warriors ont remporté leur quatrième titre NBA en huit saisons en battant les Celtics de Boston. En hockey, l’Avalanche du Colorado a décroché sa troisième Coupe Stanley, s’imposant face au Lightning de Tampa Bay. L’inter-saison bat son plein dans les deux ligues.
Les Warriors ont réussi à conserver leur pivot titulaire, Kevon Looney, mais ont perdu plusieurs joueurs clés en free agency, dont Damien Lee aux Phoenix Suns, Gary Payton II à Portland, et Otto Porter Jr à Toronto. Ils ont recruté Donte DiVincenzo et devraient prolonger le contrat de leur jeune étoile, Jordan Poole.
Athlétisme Universitaire : L’argent au cœur du jeu
L’argent joue un rôle de plus en plus prépondérant dans l’athlétisme universitaire, avec une concentration des ressources sur les sports masculins, en particulier le football américain et le basketball. Malgré le 50e anniversaire du Title IX, la parité entre les sports masculins et féminins reste un objectif lointain.
Deux enjeux majeurs dominent actuellement le paysage de l’athlétisme universitaire : l’impact de la possibilité pour les étudiants-athlètes de bénéficier de leur image et de leur nom (NIL), et le réalignement des conférences universitaires. L’arrivée du NIL a transformé le recrutement, permettant à des écoles comme l’USC, forte d’une longue tradition de succès au football et d’une base de fans importante, d’attirer les meilleures recrues grâce à des offres de sponsoring attractives. Caleb Williams, considéré comme le meilleur quarterback disponible sur le marché des transferts en 2022, a ainsi conclu plusieurs accords NIL après son transfert de l’Oklahoma à l’USC.
Réalignement des Conférences : Un séisme dans le paysage universitaire
L’annonce du transfert de l’USC et de l’UCLA vers la Big Ten en 2024 a provoqué une onde de choc dans le monde de l’athlétisme universitaire. Cette décision s’inscrit dans la continuité du mouvement initié par l’Oklahoma et le Texas, qui ont annoncé l’année dernière leur intention de rejoindre la SEC en 2025. La Big Ten et la SEC, considérées comme les deux meilleures conférences, génèrent les revenus les plus importants et bénéficient des meilleures offres de télévision.
L’arrivée de l’USC et de l’UCLA permettra à la Big Ten d’accroître encore ses revenus grâce au marché lucratif de Los Angeles. Cependant, des questions se posent quant aux contraintes logistiques pour les athlètes de l’USC, qui devront désormais effectuer de longs déplacements à travers le pays. Ce réalignement pourrait également sonner le glas de la Pac-12 et menacer l’avenir de Cal Athletics si la conférence ne parvient pas à se maintenir ou à intégrer une autre ligue. La Big Ten a toutefois indiqué qu’elle n’avait pas l’intention d’ajouter d’autres équipes pour le moment, laissant entrevoir une possible survie de la Pac-12.
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