Publié le 2024-12-27 14:30:00. Une récente étude révèle que s’offrir un repas de fête occasionnel n’a pas d’impact négatif significatif sur le cerveau, mais une consommation excessive et prolongée d’aliments riches en sucre et en graisses peut altérer sa réactivité.
- Une indulgence ponctuelle, comme un repas de Noël, ne semble pas nuire au cerveau.
- Cinq jours d’alimentation riche en calories peuvent suffire à modifier la réactivité cognitive.
- L’étude met en évidence la communication complexe entre l’intestin et le cerveau, qui diffère chez les personnes obèses.
S’inquiéter des effets d’un repas de fête sur le cerveau est-il justifié ? Une nouvelle recherche menée par des scientifiques apporte des éléments de réponse rassurants : une indulgence occasionnelle n’est pas aussi préjudiciable qu’on pourrait le croire. L’étude, menée par le Dr Kullman et son équipe, explore l’impact d’une alimentation riche en calories sur la fonction cérébrale et confirme des liens déjà établis entre l’intestin et le cerveau.
Les participants à l’étude ont été invités à suivre leur régime alimentaire habituel après une période de cinq jours consacrée à une alimentation plus riche en calories. Une semaine plus tard, des tests ont révélé que la mémoire et les fonctions cognitives de leur cerveau étaient encore moins réactives qu’avant le début de l’expérience. Ces résultats confirment les travaux antérieurs sur la communication entre l’intestin et le cerveau, un axe qui se révèle différent chez les personnes souffrant d’obésité.
Selon les chercheurs, les personnes obèses sont plus susceptibles de choisir des portions plus importantes lorsqu’elles pensent au plaisir associé à la nourriture. Cette tendance suggère une interaction complexe entre les mécanismes de récompense du cerveau et les signaux provenant de l’intestin.
« Notre étude montre qu’une indulgence ponctuelle n’est pas aussi dommageable qu’on pourrait l’imaginer, alors profitez de votre dîner de Noël », déclare Hengist, l’un des chercheurs impliqués dans l’étude. Cependant, il nuance cette affirmation en soulignant que des excès répétés peuvent avoir des conséquences plus durables. Même une période relativement courte de cinq jours peut suffire à altérer la fonction cérébrale.
Il est bien connu que les périodes prolongées de consommation d’aliments riches en sucre et en graisses saturées ne sont pas bénéfiques pour le cerveau. Bien que les recherches sur l’impact d’un seul repas soient moins nombreuses, les preuves disponibles suggèrent qu’il n’est pas nocif. Cette étude apporte donc un éclairage précieux sur la manière dont notre cerveau réagit aux plaisirs de la table, en particulier pendant les fêtes de fin d’année.
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