Les déclarations du président de Ferrari, John Elkann, invitant Lewis Hamilton et Charles Leclerc à se concentrer davantage sur la piste que sur les commentaires, ont suscité une vive réaction dans le paddock. Intervenant après un Grand Prix de São Paulo décevant pour l’écurie italienne, ces propos soulèvent la question de savoir si une telle approche est constructive face aux difficultés rencontrées par les pilotes.
Elkann a mis en avant l’excellence de l’équipe de mécaniciens, les félicitant pour leurs performances exceptionnelles lors des arrêts aux stands, où Ferrari occupe actuellement la première place en termes de temps moyen. Il a également affirmé que la voiture avait connu des améliorations grâce au travail des ingénieurs. Cependant, une analyse des données révèle une réalité plus nuancée : Ferrari accuse un retard moyen de 0,472 seconde sur ses concurrents directs en qualifications lors de la seconde moitié de la saison, contre 0,372 seconde lors de la première.
Les commentaires d’Elkann interviennent après une saison difficile pour Lewis Hamilton, qui a lui-même qualifié sa première année chez Ferrari de « cauchemar » après le Grand Prix de São Paulo. Le septuple champion du monde a cependant ajouté qu’il restait convaincu du potentiel de l’équipe et de sa capacité à obtenir des résultats positifs à l’avenir : « Je crois qu’il y a quelque chose d’extraordinaire qui m’attend dans ma vie et dans mon destin. Je crois vraiment toujours en cette équipe et en ce que nous pouvons accomplir ensemble. »
Charles Leclerc, quant à lui, a régulièrement souligné les limites de la monoplace, un constat que même Elkann ne contredirait probablement pas. Le pilote monégasque a fait preuve de constance et de performance tout au long de la saison, restant fidèle à l’écurie malgré les défis rencontrés.
Ferrari a tenté de minimiser l’impact des déclarations d’Elkann, les présentant comme une incitation à l’amélioration continue. Néanmoins, il est difficile d’imaginer que ces propos soient bien accueillis par Hamilton et Leclerc, malgré les bonnes intentions qui les motivent. L’objectif ultime de Ferrari en Formule 1 reste la victoire, et la pression sur ses pilotes pour atteindre cet objectif est indéniable.
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