Publié le 25 novembre 2025 à 15h15. Des recherches récentes suggèrent qu’une activité sexuelle régulière pourrait jouer un rôle protecteur contre le cancer de la prostate, une maladie qui touche un nombre croissant d’hommes en Amérique latine et dans le monde.
- Le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez les hommes.
- Une étude suggère qu’une fréquence d’éjaculations d’environ trois fois par semaine pourrait réduire le risque de développer cette maladie.
- L’adoption d’une alimentation riche en légumes, notamment en lycopène, est également recommandée.
Le cancer de la prostate représente une préoccupation majeure de santé publique. Selon l’American Cancer Society, un homme sur huit sera confronté à ce diagnostic au cours de sa vie. En Amérique latine, plus de 225 000 nouveaux cas sont recensés chaque année, entraînant plus de 61 000 décès. Face à ces chiffres alarmants, les spécialistes insistent sur l’importance d’un suivi médical régulier et de l’adoption de mesures préventives.
Dans son podcast « Hors du bureau », le gynécologue et obstétricien Ramón Ahumada a interrogé l’urologue Omar Valdez sur les moyens de prévenir le cancer de la prostate. L’une des questions abordées concernait le nombre d’éjaculations bénéfiques pour la santé de la prostate.
Selon les recherches évoquées par le Dr Valdez, l’activité sexuelle régulière, qu’elle soit issue de rapports sexuels ou de masturbation, pourrait contribuer à réduire le risque de cancer de la prostate.
« Le nombre d’éjaculations est corrélé à une diminution du risque de cancer de la prostate. Autrement dit, plus vous éjaculez, le risque diminue ? »
Ramón Ahumada, gynécologue et obstétricien
Le Dr Valdez recommande une moyenne de 20 éjaculations par mois, soit environ trois par semaine. Il explique que cette pratique permettrait d’éliminer les substances potentiellement nocives pour la prostate et de prévenir les inflammations fréquentes.
Une moyenne de 20 éjaculations par mois est recommandée, selon Omar Valdez. Photo:iStock
Outre l’activité sexuelle, l’urologue souligne l’importance d’une alimentation équilibrée. Il conseille notamment de privilégier les légumes, en particulier ceux riches en lycopène, comme les tomates cuites.
« Un patient qui consomme des aliments riches en lycopène, comme la tomate rôtie, peut réduire le risque de développer un cancer de la prostate. »
Omar Valdez, urologue
Les symptômes les plus courants du cancer de la prostate, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), incluent :
- Difficulté à initier la miction.
- Jet urinaire faible ou intermittent.
- Mictions fréquentes, en particulier la nuit.
- Incapacité à vider complètement la vessie.
- Douleur ou sensation de brûlure lors de la miction.
- Présence de sang dans l’urine ou le sperme.
- Douleur persistante dans le dos, les hanches ou le bassin.
- Douleur lors de l’éjaculation.
Les spécialistes insistent sur la nécessité de consulter un médecin en cas de symptômes persistants et de réaliser des examens de dépistage réguliers.
WENDYS PITRE ARIZA
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