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Rapport mondial sur le paludisme 2025 – Monde

by Sophie Martin

Publié le 24 septembre 2025. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur une menace croissante : la résistance aux médicaments antipaludiques, exacerbée par une baisse significative de l’aide internationale au développement. Un nouveau rapport met en lumière les défis et les progrès dans la lutte contre le paludisme, notamment en Afrique.

  • La résistance aux médicaments antipaludiques constitue une préoccupation majeure, nécessitant une action urgente et coordonnée.
  • Une diminution de l’aide mondiale au développement, en particulier de la part des États-Unis, menace de compromettre les efforts de contrôle et d’élimination du paludisme.
  • Le rapport de l’OMS s’appuie sur les données de 2024 de 80 pays d’endémie palustre, dont la Guyane française.

Le dernier rapport mondial sur le paludisme, publié par l’OMS, dresse un tableau préoccupant de la situation mondiale. Élaboré à partir des données de 2024 collectées dans 80 pays touchés par le paludisme, dont la Guyane française, le rapport analyse les tendances en matière de morbidité et de mortalité, ainsi que les progrès réalisés vers les objectifs de la stratégie technique mondiale de l’OMS contre le paludisme 2016-2030 (GTS). L’étude examine également les investissements dans la recherche et les programmes de lutte contre le paludisme, identifiant les avancées et les lacunes dans les domaines de la prévention, du diagnostic, du traitement et de l’élimination.

Un chapitre spécifique du rapport est consacré à la résistance aux médicaments antipaludiques, un sujet qui a suscité une vive inquiétude lors de l’Assemblée mondiale de la santé de mai 2025. Les dirigeants des pays africains endémiques et les partenaires internationaux ont alors appelé à une action rapide et concertée pour contrer cette menace grandissante. Un événement parallèle de haut niveau, organisé par le ministère rwandais de la Santé et soutenu par l’OMS, Medicines for Malaria Venture, le Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, a souligné l’importance d’une surveillance rigoureuse, d’un partage rapide des données et d’un financement durable pour renforcer les efforts de lutte.

L’année 2025 est marquée par un revers majeur : une diminution significative de l’aide mondiale au développement en faveur de la santé. Cette baisse, en grande partie due à des réductions du financement de la part des principaux donateurs, reflète un changement de priorités stratégiques, des contraintes budgétaires et des priorités nationales concurrentes. Pendant deux décennies, les États-Unis d’Amérique ont été le principal donateur gouvernemental en matière d’aide humanitaire, d’aide au développement et de financement des banques multilatérales de développement, principalement par l’intermédiaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Les réductions actuelles et prévues de l’aide américaine et d’autres donateurs internationaux risquent de compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme.

Si l’impact financier et programmatique complet de ces coupes budgétaires est encore en cours d’évaluation, les perturbations sont déjà généralisées. Les populations les plus vulnérables, en particulier les enfants et les jeunes, devraient être les plus touchées. Face à cette situation, plusieurs pays se sont engagés à combler les déficits de financement, soulignant ainsi l’importance du leadership national, de l’allocation stratégique des ressources et de la concentration des efforts là où ils sont le plus nécessaires. Le rapport détaille l’impact du financement de l’aide mondiale au développement et présente les initiatives prioritaires de l’OMS/Maladies tropicales négligées (MNT), ainsi que les nouvelles orientations élaborées entre 2024 et 2025.

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