Publié le 24 septembre 2023. Le journaliste chilien Roberto Cox a raconté son arrestation récente à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, une expérience qu’il qualifie de traumatisante, tout en soulignant la réalité de l’intimidation à laquelle sont confrontés les Vénézuéliens au quotidien.
Roberto Cox, envoyé spécial de la chaîne de télévision chilienne CHV, a été interpellé alors qu’il réalisait un reportage sur les tensions à la frontière vénézuélienne. L’équipe de Cox se trouvait du côté colombien de la frontière, mais une erreur de navigation les a conduits sur le territoire vénézuélien, entraînant une audition par les forces de police locales.
Dans un entretien accordé à l’émission Nous pouvons parler, le journaliste a décrit ces heures d’interrogatoire comme une épreuve particulièrement pénible.
« C’était 6 heures de terreur, les 6 pires heures de ma vie, de loin. »
Roberto Cox, journaliste
Il avait déjà évoqué cet incident dans l’émission Avec vous le matin, mais a souhaité revenir sur l’impact émotionnel de cette expérience.
Cox a insisté sur la nécessité d’une extrême prudence pour les journalistes travaillant dans des zones sensibles.
« Dans la pratique du journalisme, il faut savoir que lorsqu’on va dans ces endroits, il n’y a pas de droit à l’erreur. Vous ne pouvez commettre aucune erreur. »
Roberto Cox, journaliste
Il a souligné que l’erreur qui les a conduits à franchir la frontière était « absurde » et aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.
Au-delà de son propre calvaire, Roberto Cox a exprimé sa solidarité avec la population vénézuélienne.
« Puis j’ai dit, ce que vit le peuple vénézuélien avec ce niveau d’intimidation de la part de la police… »
Roberto Cox, journaliste
Il a établi un parallèle entre ses six heures de terreur et les 110 000 heures de pouvoir de Nicolás Maduro, arrivé au pouvoir en avril 2013 après le décès de Hugo Chávez.
« J’ai vécu six heures de terreur et le peuple vénézuélien a passé 110 000 heures. »
Roberto Cox, journaliste
À lire aussi
