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Roumanie : le prix des carburants avoisine les 10 lei le litre

À Bucarest et dans le reste de la Roumanie, le prix des carburants dépasse désormais les 10 lei le litre.

Roumanie : le prix des carburants avoisine les 10 lei le litre

À Bucarest et dans le reste de la Roumanie, le prix des carburants dépasse désormais les 10 lei le litre. Tandis que l’essence a bénéficié d’une légère baisse de 5 bani mi-octobre 2026, le diesel maintient des tarifs élevés, plongeant les conducteurs et les travailleurs dans des arbitrages de survie financière.

Des prix à la pompe qui dépassent les 10 lei le litre

Dans la capitale roumaine comme à travers le pays, les automobilistes font face à des tarifs qui pèsent lourdement sur leur budget quotidien. Le samedi 17 octobre 2026, le prix de l’essence a enregistré un léger recul de 5 bani par litre dans plusieurs stations-service, d’après les données compilées par Peco Online.

L’essence standard se négocie au plus bas à 10,06 lei le litre à Bucarest. Les automobilistes de Reghin profitent du tarif le plus bas du pays, fixé à 9,89 lei le litre.

Les enseignes affichent des politiques tarifaires variées dans la capitale. Petrom vend l’essence à 10,06 lei le litre après sa baisse de 5 bani. Elle coûte 10,12 lei chez MOL et entre 10,11 et 10,14 lei chez Socar.

Lukoil propose le litre à 10,15 lei. Rompetrol et OMV affichent les montants les plus élevés de la ville à 10,17 lei.

La situation se révèle bien différente pour le diesel, dont le prix standard n’a pas bougé à Bucarest pour le septième jour consécutif.

Le tarif minimal pour ce carburant s’établit à 10,86 lei le litre chez Petrom ainsi que dans une station Socar. Le gazole le moins cher de Roumanie est vendu à 10,69 lei le litre à la station PRV Petrolium de Reghin.

Le poids de la hausse sur les travailleurs et l’économie

Pour les travailleurs dont l’activité dépend directement de la route, ces tarifs atteignent des seuils insoutenables. En juillet, le salaire minimum net a été revalorisé à 2 699 lei, soit l’équivalent de 530 euros, une somme rapidement avalée par l’inflation. Pour un salarié au revenu médian, un seul plein de 50 litres de gazole peut engloutir près de 15 % du budget mensuel.

Les chauffeurs professionnels subissent de plein fouet cette pression financière. C’est même plus une question d’argent, c’est une question de survie désormais, témoigne un conducteur de VTC interrogé dans la capitale.

La répercussion est mécanique sur l’ensemble de l’économie, car une part massive des denrées alimentaires est acheminée par la route. En septembre, l’inflation atteignait 6,61 % sur un an en Roumanie. Les hausses notables atteignent 13 % pour le café, 10,8 % pour les œufs et 5,3 % pour le poisson.

Les loyers ont grimpé de près de 40 % et l’eau courante de plus de 14 %.

Comment les citoyens s’adaptent au coût de la vie

Plutôt que de descendre massivement dans la rue pour protester, les citoyens privilégient l’adaptation individuelle. Ici c’est : travaille plus et mange moins, résume Gabriel, un chauffeur de VTC qui a dû renoncer à sa vie sociale pour faire des économies. De nombreux habitants choisissent de laisser leur véhicule personnel au garage pour privilégier les transports en commun, tandis que d’autres réduisent drastiquement leurs achats alimentaires.

Cette cherté des carburants intervient alors que les marchés de gros baissent, favorisés par la décision du G7 de libérer des réserves stratégiques de pétrole. Parallèlement, la réduction de l’accise sur le diesel, fixée à 25 %, a été prolongée jusqu’au 31 octobre 2026 afin d’atténuer un choc que les ménages continuent de porter au quotidien.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.