Publié le 15 novembre 2025 à 03h57. Leicester Fainga’anuku s’impose comme un atout majeur pour les All Blacks, capable d’évoluer à plusieurs postes, et devrait jouer un rôle clé face à l’Angleterre à Twickenham. Sa polyvalence est un élément central de la stratégie de l’entraîneur Scott Robertson.
- Leicester Fainga’anuku, initialement centre, a été repositionné à l’aile gauche pour pallier la blessure de Caleb Clarke.
- Sa capacité à créer des opportunités grâce à ses passes décisives est devenue indispensable pour les All Blacks.
- Scott Robertson a souligné l’importance de la polyvalence de Fainga’anuku, rappelant ses performances convaincantes à l’aile.
L’adaptabilité est au cœur de la philosophie de jeu de Scott Robertson cette saison. L’entraîneur des All Blacks souhaite que ses joueurs soient capables de s’épanouir à différents postes sur le terrain. Leicester Fainga’anuku incarne parfaitement cette approche, démontrant une aisance remarquable tant au centre qu’à l’aile.
Les passes décisives de Fainga’anuku ont été une véritable révélation pour les All Blacks lors des dernières rencontres. L’équipe ne peut plus se passer de sa capacité à débloquer des situations et à créer des ouvertures. Lors du match contre l’Écosse, c’est son offload qui a permis à Damian McKenzie de marquer un essai spectaculaire dans le coin gauche. L’essai de McKenzie a été salué, mais c’est la capacité de Fainga’anuku à maintenir la pression et à remettre le ballon dans les mains de son coéquipier qui a créé l’opportunité.
De même, contre l’Irlande, c’est un offload de Fainga’anuku qui a lancé Will Jordan, menant à un essai d’Ardie Savea quelques phases plus tard. Le joueur de 26 ans a débuté sur l’aile gauche face aux Wallabies à Perth et a ensuite joué un rôle important au centre contre l’Irlande, suite à la blessure de Jordie Barrett, avant de briller à nouveau au poste de centre contre l’Écosse.
Scott Robertson devrait donner à Fainga’anuku des instructions précises concernant son positionnement sur le terrain, alors que les All Blacks tenteront de percer la défense anglaise à Twickenham dimanche matin (heure de Nouvelle-Zélande). Interrogé sur ses choix d’équipe à Londres, Robertson a rappelé que Fainga’anuku avait été très performant au centre avec Toulon au cours des 12 derniers mois, minimisant ainsi les risques liés à son repositionnement pour remplacer Clarke.
« Avez-vous vu le deuxième match de la Bledisloe Cup ? Oui, il était assez pratique sur l’aile gauche. Il a de la puissance et un coup de pied gauche et il joue bien au foot, donc c’est sa place. »
Scott Robertson, entraîneur des All Blacks
Billy Proctor prendra place sur le banc et occupera le poste de centre aux côtés de Quinn Tupaea, qui entamera son huitième test de l’année. Anton Lienert-Brown, qui n’a débuté qu’un seul test cette année, a été sélectionné comme milieu de terrain, une surprise pour beaucoup. Robertson a expliqué que Lienert-Brown pouvait également couvrir les postes d’ailier et de centre.
Simon Parker revient dans l’équipe après une semaine de repos et débutera sur le flanc aveugle, avec Wallace Sititi sur le banc. Robertson estime que le profil de Parker correspond à ce que les All Blacks souhaitent mettre en place lors du premier quart-temps contre l’Angleterre : une défense physique et implacable pour émousser l’attaque adverse.
Le capitaine Scott Barrett est de retour après avoir manqué le match contre l’Écosse en raison d’une coupure à la jambe droite. Robertson a souligné la rapidité de sa guérison :
« Les Barretts… ils ont une belle peau. C’était remarquable une fois que vous avez vu la coupure. Ils ont de bons pouvoirs de guérison. Nous sommes contents, il est vraiment enthousiaste. Nous avons dû le mettre un peu en retrait. C’est génial. »
Scott Robertson, entraîneur des All Blacks
Pour les All Blacks, qui n’ont pas perdu contre l’Angleterre à Twickenham depuis 2012 et contre eux depuis 2019, une performance constante sur l’ensemble des 80 minutes est essentielle. L’équipe ne doit pas relâcher son emprise sur le match, comme ce fut le cas contre les Springboks à Wellington en septembre ou contre l’Écosse le week-end dernier. Remonter un score face à une foule anglaise de 82 000 personnes représente un défi de taille.
Robertson a déclaré que l’équipe avait travaillé sur la manière de retrouver l’élan en cas de difficulté :
« Nous avons fait un peu de travail là-dessus cette semaine, mais nous savons comment retrouver l’élan. »
Scott Robertson, entraîneur des All Blacks
Il a ajouté :
« Nous avons expliqué à quoi ressemble Twickenham, tout comme nous l’avons fait avec Murrayfield et Soldier Field. L’occasion vous élève. Il y a de la valeur à jouer à domicile. Nous jouons la majorité de nos matchs à l’extérieur, comme nous le savons. Si ce n’est pas un vol vers l’Australie, c’est un vol de 12 heures, donc nous nous habituons aux voyages et à cet aspect du jeu. »
Scott Robertson, entraîneur des All Blacks
Damian McKenzie, super-remplaçant, aborde ce défi avec enthousiasme :
« Nous adorons jouer là-bas. L’ambiance est incroyable et nous avons eu des batailles serrées contre l’Angleterre dans le passé. »
Damian McKenzie, joueur des All Blacks
Composition de l’équipe des All Blacks face à l’Angleterre :
1. Ethan de Groot, 2. Codie Taylor, 3. Fletcher Newell, 4. Scott Barrett (c), 5. Fabian Holland, 6. Simon Parker, 7. Ardie Savea, 8. Peter Lakai, 9. Cam Roigard, 10. Beauden Barrett, 11. Leicester Fainga’anuku, 12. Quinn Tupaea, 13. Billy Proctor, 14. Leroy Carter, 15. Will Jordan.
Remplaçants : 16. To uisai, 17. Tamaiti Williams, 18. Tyrel Lomax, 19. Wallace Sititi, 20. Luke Jacobson, 21. Folau Fakatava, 22. Anton Lienert-Brown, 23. Rieko Ioane.
Joueurs non disponibles pour la sélection : Caleb Clarke (commotion cérébrale), Luke Jacobson (commotion cérébrale), Samipeni Finau (maladie familiale), Jordie Barrett (entorse de la cheville haute).
